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Benoît Hamon appelle les Français à rester unis face aux attentats

Benoît Hamon, candidat à la présidentielle, était ce vendredi matin l'invité d'Entretien d'embauche-Bourdin 2017 sur BFMTV et RMC, au lendemain de l'attentat sur les Champs-Elysées, et à deux jours du premier tour de la présidentielle.

Invité vendredi matin sur BFMTV et RMC, Benoît Hamon veut rappeler à deux jours du premier tour que l'attentat des Champs-Elysées, jeudi soir à Paris, "a pris pour cible ce que nous sommes la République, la démocratie, notre manière de vivre ensemble, c'est-à-dire tout ce qu'ils (les terroristes) détestent". "On vit depuis maintenant deux ans une épreuve, sur le sol français, la plus violente depuis la 2e guerre mondiale. En dépit de cela, il y a une résistance du peuple français qui est remarquable, une unité malgré tout, même si elle a été mise à mal, parfois par la classe politique elle-même".

"J'ai appris hier soir au cours du débat (l'émission Quinze minutes pour convaincre sur France 2, NDLR) cet attentat, juste avant de rentrer sur le plateau. Je voudrais dire à ces policiers: je les vois, ils m'entourent et ils me protègent. Et je sais les risques qu'ils prennent. Ils protègent les sites publics et les Français, et parce qu'ils nous protègent, ils sont devenus des cibles. C'est la leçon pour demain: il faut renforcer leurs moyens, leurs équipements. Et nous Français, les chérir pour ce qu'ils sont: le bouclier qui nous protège".

"Ne pas offrir aux terroristes du pouvoir sur nous-mêmes"

Sur BFMTV et RMC, Benoît Hamon appelle les Français à rester unis pour "ne pas offrir aux terroristes du pouvoir sur nous-mêmes". Le candidat est convaincu que les assaillants ont voulu peser sur la campagne présidentielle: "Tous les symboles sont réunis: des représentants de la République, sur les Champs-Elysées, à trois jours du premier tour, il y a clairement la volonté de prendre le pouvoir dans nos têtes".

Devant les urnes, les électeurs "sont bien plus forts que cela", insiste Benoît Hamon. "La démocratie ne peut pas être empêchée par un acte terroriste, parce que c'est cela qu'ils visent, et le débat démocratique ira jusqu'au bout". Dans ces circonstances, "rien ne serait pire que la récupération politique".

"Le risque zéro n'existe pas"

La plupart des candidats ont bouleversé leur dernière journée de campagne, annulant tout ou partie de leurs déplacements. "Je n'ai gardé qu'un événement", précise pour sa part Benoît Hamon. "Je serai à Carmaux (dans le Tarn, NDLR), je parlerai sous la statue de Jaurès, parce qu'il portait un idéal démocratique puissant, qu'il était un républicain immense et qu'il était un homme de paix".

"Ceux qui nous frappent sont des hommes et des femmes rompus à l'art de la dissimulation. En dépit des remarquables résultats de la police, du renseignement, ce risque zéro n'existe pas. Je crois que Marine Le Pen l'avait dit: 'Si j'avais été présidente, le Bataclan, Nice n'auraient pas eu lieu'. Comment peut-on dire une chose pareille? Qui peut croire demain, que quelqu'un qui ose dire cela, puisse être un personnage dont on souhaite qu'elle soit présidente de la République? Il faut imaginer qu'on puisse oser dire cela. Personne ne peut empêcher un fou de tuer. Je la trouve sordide sur ces questions-là".

Benoît Hamon appelle à regarder ces événements avec "clairvoyance": "Nous les frapperons en retour, il n'y aura aucun crime impuni, mais arrêtez de vouloir s'attirer à soi les bonnes faveurs de l'électorat, qui fera le numéro le plus autoritaire, je trouve cela sordide".

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Benoît Hamon

A.L.M.