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Piratage de l'équipe Macron avant le second tour: une enquête judiciaire ouverte

François Bayrou et Emmanuel Macron.

François Bayrou et Emmanuel Macron. - Jacques Emarthon - AFP

Le parquet de Paris a ouvert une enquête vendredi à la suite de la diffusion sur internet de milliers de documents internes de l'équipe du candidat Emmanuel Macron.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris, ce vendredi soir, suite à la diffusion de milliers de documents internes de l'équipe d'Emmanuel Macron sur Internet durant l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle. 

Plusieurs gigas de documents internes de l'équipe d'Emmanuel Macron ainsi que des faux avaient été relayés vendredi via le forum anglophone 4Chan, avant d'être répercutés rapidement via Twitter par un militant américain proche de l'extrême droite et par le fondateur du site conspirationniste américan Disobedient Media.

Ouverte pour "accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données" et "atteinte au secret des correspondances", l'enquête a été confiée à la Brigade d'enquêtes sur les fraudes aux technologies de l'information (Befti). L'équipe de campagne d'Emmanuel Macron avait dénoncé vendredi cette "action de piratage massive et coordonnée", y voyant une "opération de déstabilisation" à l'avant-veille du second tour de la présidentielle.

"Rien ne sera laissé sans réponse" selon Hollande

Dans une allusion au piratage d'e-mails dont avait été victime l'équipe de campagne d'Hillary Clinton aux Etats-Unis, le chef de l'Etat François Hollande a assuré:

"Rien ne sera laissé sans réponse. On savait qu'il y aurait ces risques-là durant la campagne présidentielle, puisque ça s'était produit ailleurs."

Le site Wikileaks, qui a assuré ne pas être à l'origine de cette opération, a ensuite accru fortement la visibilité de ce piratage, en mettant à disposition des liens pour en télécharger le contenu.

La Commission nationale de contrôle de la campagne présidentielle a demandé samedi aux médias et "citoyens" de ne pas relayer le contenu de ces documents, "obtenus frauduleusement" et auxquels ont été "mêlées de fausses informations".

J.B