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Tourcoing: Gérald Darmanin s'apprête à se réinstaller dans son fauteuil de maire

Gérald Darmanin

Gérald Darmanin - Ludovic Marin / AFP

Après avoir quitté ses fonctions en 2017 pour rentrer au gouvernement, Gérald Darmanin, réélu au premier tour en mars, pourrait cumuler les deux fonctions.

Elu maire de Tourcoing en 2014, Gérald Darmanin avait laissé l'écharpe tricolore de côté trois ans plus tard pour devenir ministre de l'Action et des Comptes publics en 2017. Réélu avec plus de 60% des voix au premier tour au mois de mars, il pourrait cette fois-ci cumuler les deux fonctions à partir de samedi, date à laquelle se réunit le nouveau conseil municipal. 

Après avoir affirmé lors de sa campagne "je suis tête de liste, c'est pour être maire", le ministre aurait reçu la semaine dernière le feu vert d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe cumuler les deux deux casquettes, comme il l'avait fait entre mai et septembre 2017, comme l'explique Le Point

Un choix contesté dans l'opposition

Loin de déranger les habitants de Tourcoing, ce choix est "valorisant pour la ville", assure un Tourquennois, "ça permet d'avoir plus d'actions publics auprès de notre ville". "Ce n'est pas le premier à le faire", pointe un autre au micro de BFM Lille, "c'est quelqu'un de compétent et de jeune, qui ramène beaucoup à Tourcoing". 

Toutefois, au sein du futur conseil municipal, ce choix semble beaucoup moins apprécié. "Vu les enjeux et ce que nous avons traversé, ça nous paraît inenvisageable", pointe Aurélie Aïtouche, qui va siéger dans l'opposition au sein de la liste Ambition Commune. 

"Ce qui était annoncé, c'était le choix de Tourcoing. C'est une campagne qui a été faite sur cet argument là (...) ça nous parait important de respecter les engagements pris", ajoute-t-elle. 

En 2017, Emmanuel Macron avait été très clair en demandant à chacun de ses ministres d'abandonner leurs mandats locaux. Cette fois-ci, aucune consigne officielle n'a été communiquée. Et Gérald Damarnin pourrait bien profiter d'un double avantage: il a remporté une des seules victoires éclatantes de LaREM, tandis qu'Emmanuel Macron ne peut se séparer de son ministre en pleine crise.

Benjamin Rieth