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Municipales: l'ex-patron de la fédération LR de l'Hérault candidat à Sète avec le soutien du RN

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Logo Les Républicains (illustration) - Sébastien Salom-Gomis - AFP

Estimant que "l'union des droites est la seule alternative pour donner un dessein à la population", Sébastien Pacull affirme demeurer "républicain dans l'âme" et se réclame des idées de Charles Pasqua et Philippe Séguin.

Le patron démissionnaire des Républicains de l'Hérault Sébastien Pacull a annoncé ce samedi sa candidature aux municipales à Sète (Hérault) à la tête d'une liste "d'union des droites". Elle sera soutenue par le Rassemblement national et Debout la France.

"L'union des droites est la seule alternative pour donner un dessein à la population", a assuré Sébastien Pacull lors d'une conférence de presse, en affirmant rester "républicain dans l'âme" et en se réclamant des idées de Charles Pasqua et Philippe Seguin.

"Le Rassemblement national m'a manifesté son soutien et je l'en remercie. Je précise très clairement que je ne rejoins pas le Rassemblement national. Je suis un républicain libre qui n'est pas en marche et qui n'est pas en laisse", a-t-il martelé.

Une historique du RN sétois sur la liste

Soulignant être dans le "même positionnement" que Robert Ménard, le maire de Béziers, à savoir non encarté mais soutenu par le RN, Sébastien Pacull a précisé qu'il présenterait sa liste dans les prochains jours. Myriam Roques, figure du RN à Sète, y aura "toute sa place", a-t-il insisté.

Absente à cette conférence de presse, Myriam Roques avait déclaré sa candidature à la mairie de Sète début novembre, mais sans le soutien de son parti. Elle n'a pas précisé si elle entendait rejoindre la liste de Sébastien Pacull ou continuer la campagne pour les municipales en tant que dissidente RN.

"Une nouvelle page de l'Histoire"

Sébastien Pacull a démissionné vendredi de la tête des Républicains de l'Hérault après le soutien accordé cette semaine par son parti au maire sortant de Sète, François Commeinhes (ex-LR, soutenu également par La République en marche), qui briguera en mars un quatrième mandat et dont il était l'adjoint.

Regrettant de se faire traiter "d'apprenti sorcier" par sa famille politique, qui l'a menacé d'exclusion s'il maintenait sa candidature, Sébastien Pacull a assuré que des listes d'union des droites pourraient se multiplier dans la perspective des municipales.

"Je pense qu'on est en train d'écrire une nouvelle page de l'Histoire", a-t-il plaidé, en remerciant Robert Ménard, un maire "exemplaire" qui avait "une juste vision".

À l'origine de cette candidature à Sète, après avoir invité à déjeuner Sébastien Pacull et Myriam Roques à Béziers en octobre, l'ancien patron de Reporters sans frontière s'était déclaré ravi vendredi que "les digues montées par certains aient enfin sauté". Artisan depuis des années d'un rapprochement entre l'extrême droite et la droite, Robert Ménard avait également mentionné le cas de Carpentras, dans le Vaucluse, où le général Bertrand de La Chesnais tente une opération similaire.

Jules Pecnard avec AFP