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Municipales à Paris: Griveaux accuse Dati et Hidalgo de "complicité pour ne pas faire de débat"

Le candidat LaREM à Paris se dit "favorable" à un débat avec les autres prétendants à l'Hôtel de ville. Il accuse Rachida Dati et Anne Hidalgo d'une entente pour rejeter le débat.

Faut-il un débat entre les candidats à la mairie de Paris avant le premier tour? A cette question, Rachida Dati ferme la porte. Dans une interview dans Les Echos, la candidate LR se dit "pas favorable" à un débat compte tenu du nombre de candidats. "C'est une foire d'empoigne assurée", justifie-t-elle. 

Une position que regrette Benjamin Griveaux, le candidat LaREM, invité à réagir à ces propos sur BFMTV. "Je regrette profondément que Madame Dati, qui veut être maire pour six ans refuse 2 heures de débat avec six autres compétiteurs", souligne-t-il. 

"Les masques tombent"

L'ancien secrétaire d'Etat accuse par ailleurs Rachida Dati et Anne Hidalgo, les deux candidates en tête des sondages, de s'être mis d'accord pour éviter un tel débat, notamment sur un plateau de télévision. 

"Les masques tombent, il y a depuis le premier jour une complicité réelle entre Madame Dati et Madame Hidalgo pour ne pas faire de débat", lâche Benjamin Griveaux. 

"Nos équipes de campagne se sont encore vues la semaine dernière et comme par hasard, à chaque fois qu'une date de débat convenait à Madame Hidalgo, Madame Dati disait qu'elle était indisponible et inversement", ajoute-t-il. 

Benjamin Griveaux accusé de "paranoïa"

Anne Hidalgo et Rachida Dati complices? "Tout ça relève de la paranoïa pure et simple", répond Ian Brossat, adjoint d'Anne Hidalgo et candidat dans le 18e arrondissement sur les listes de la maire sortante.

"S'il y a bien deux candidates qui proposent des voies complètement différentes pour Paris, c'est bien Anne Hidalgo et Rachida Dati (...)", souligne-t-il sur BFMTV.

"Si Benjamin Griveaux est en grande difficulté auprès des Parirsiens, ce n'est pas de la faute de Madame Dati ou de Madame Hidalgo, c'est parce qu'il se tire des balles dans le pied tout seul", ajoute-t-il encore. Ian Brossat affirme par ailleurs qu'Anne Hidalgo est "convaincue" de la nécessité d'un débat. 

Ce n'est pas la première fois que Benjamin Griveaux accuse Rachida Dati et Anne Hidalgo d'une entente. En décembre dernier, il expliquait ainsi dans Le Parisien que les deux candidates voulaient ainsi "préserver le statu quo" et affirmaient qu'elles avaient "besoin l'une de l'autre pour enfermer les Parisiens dans l'affrontement gauche-droite qui les a tant servies". 

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Carole Blanchard