BFMTV

Municipales 2020: nouvelle salve d'investitures LaREM, certains marcheurs se plaignent

Valérie Oppelt, députée LaREM de Loire-Atlantique, investie candidate aux municipales à Nantes

Valérie Oppelt, députée LaREM de Loire-Atlantique, investie candidate aux municipales à Nantes - AFP - Thomas Samson

À Orléans, où les instances parisiennes du parti présidentiel ont décidé de soutenir le maire sortant étiqueté Les Républicains, certains militants locaux font défection.

Cela a tous les airs d'une ritournelle. Au lendemain de l'annonce par La République en marche de 46 nouvelles investitures pour les élections municipales, plusieurs militants locaux du parti présidentiel ruent dans les brancards. 

Parmi les villes où LaREM a fait son choix mercredi, il y a notamment Nantes. La députée de Loire-Atlantique Valérie Oppelt y affrontera la maire sortante socialiste Johanna Rolland. Ailleurs le mouvement, fidèle à sa stratégie, soutient des édiles Macron-compatibles, comme par exemple à Orléans, où Olivier Carré (Les Républicains) a reçu l'onction des marcheurs... depuis Paris. 

Car c'est là que tout se complique, comme à quasiment chaque salve d'investitures. À Orléans justement, le marcheur local Yann Chaillou, ex-PS venu rejoindre les rangs de LaREM lors des législatives, a décidé de quitter le mouvement macroniste après l'annonce du soutien à Olivier Carré. 

Gauche et droite

LaREM a investi plusieurs personnalités issues de la gauche. À Auxerre, le mouvement a donné son "soutien" au maire sortant, Guy Ferez, ancien socialiste, alors qu'à Bergerac, en Dordogne, le conseiller municipal d'opposition Fabien Ruet, qui avait reçu l'investiture du PS, a aussi reçu le soutien de LaREM. Idem à Soissons, où le leader de l'opposition municipale et ancien premier secrétaire fédéral PS de l'Aisne, Franck Delattre, a reçu l'onction macroniste. 

Malgré la raideur affichée de la droite dans les négociations avec LaREM - "ils veulent nous tuer, on ne va tout de même pas leur faire la courte échelle", glissait récemment un parlementaire LR auprès de BFMTV.com -, le parti présidentiel a fait don de son étiquette à des candidats issus de celle-ci. 

À Asnières, Alexandre Brugere, adjoint au maire LR Manuel Aeschlimann, mais également conseiller du ministre Gérald Darmanin - lui-aussi ex-LR - a été investi. À Chatou (Yvelines), le sortant Éric Dumoulin, jusqu'alors divers droite, a été choisi. Il était autrefois adjoint de l'ancien maire LR Ghislain Fournier, candidat aux législatives de 2017 et battu par la marcheuse Marie Lebec.

LaREM affrontera Patrick de Carolis

À Marly-le-Roi (Yvelines), la première adjointe sortante Noëlla Arnaudo représentera LaREM, alors que, dans ce même département, le soutien présidentiel a été donné au sortant Arnaud Pericard, ex-LR, à Saint-Germain-en-Laye. À Béziers (Héraut), la conseiller municipal d'opposition Pascal Resplandy affrontera le maire sortant Robert Ménard, soutenu par le Rassemblement national. Pascal Resplandy avait déjà reçu le soutien du MoDem et d'Agir.

À Arles (Bouches-du-Rhône), ville actuellement dirigée par le PCF mais identifiée comme "prenable" par le Rassemblement national, c'est la députée Monica Michel qui sera tête de liste LaREM. Elle affrontera notamment la candidature indépendante de l'ancien président de France télévisions Patrick de Carolis.

Jules Pecnard