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Législatives: les soutiens d’une candidate En Marche! condamnée l’abandonnent

Houmria Berrada (capture d'écran Twitter).

Houmria Berrada (capture d'écran Twitter). - Montage BFMTV

Houmria Berrada, candidate pro-Macron dans le Nord, avait été condamnée en 2011 pour "faux et usage de faux document administratif".

C’est ce qui s’appelle un lâchage en rase campagne. Le suppléant, la directrice de campagne et 13 autres soutiens de la candidate de La République en marche (REM) dans la 2e circonscription du Nord, Houmria Berrada, condamnée pour production d'un faux diplôme, ont annoncé samedi qu'ils se désinvestissaient de sa campagne et qu'ils ne la soutenaient plus.

"Malgré des faits avérés sur des falsifications liées à son cursus universitaire, Houmria Berrada nie et ses proches collaborateurs doivent faire face à une confiance entamée par des mensonges et déclarations de faits erronés", ont déclaré les signataires dans une lettre ouverte parmi lesquels Christian Carnois, son suppléant et Delphine Garnier, son ex-directrice de campagne.

Cette circonscription se trouve dans l'agglomération lilloise et est détenue par la socialiste Audrey Linkenheld, qui se représente.

Ainsi, "nous avons donc décidé de nous désinvestir de sa campagne législative et de ne plus la soutenir", ont-ils affirmé.

Son investiture confirmée

Houmria Berrada avait été condamnée en 2011 à huit mois de prison avec sursis pour "faux et usage de faux document administratif": la candidate avait produit en 2010 un faux diplôme de l'Université de Bourgogne à Dijon pour intégrer l'Ixad, l'école des avocats de Lille rattachée à la Faculté de droit.

La République en marche a confirmé vendredi l'investiture pour les élections législatives à Houmria Berrada après avoir vérifié que sa situation ne contrevenait pas aux critères fixés, notamment celui d'avoir un casier judiciaire vierge.

"Un problème de confiance"

Les ex-soutiens d'Houmria Berrada ont affirmé "respecter" la décision du mouvement qui, "sur une analyse purement juridique de l'affaire (condamnation qui ne fait plus partie du casier judiciaire) ne peut que maintenir cette candidature. Le mouvement respecte ainsi la volonté de ne baser (ses) décisions que sur des critères initiaux, en dehors de toute pression médiatique".

Le référent de REM dans le Nord, Christophe Itier, a affirmé à l'AFP "comprendre la décision des personnes engagées autour d'elle".

"Les critères par la Commission nationale d'investiture sont respectés, mais il y a un problème de confiance rompu à la fois avec son équipe et avec les adhérents", a-t-il dit.

G. de V. avec AFP