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Législatives: le PS et LFI poursuivent leurs négociations, pas d’accord acté

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, et le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, et le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. - AFP

Les discussions sont toujours en cours entre les deux partis de gauche en vue d'une alliance pour le scrutin de juin, même si certains désaccords subsistent, notamment sur l'Europe, selon le patron du PS.

Un accord va-t-il être finalisé? Le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI) "continuent à discuter de tout" dans la quête d'un accord à gauche aux législatives, sans qu'aucun accord n'ait été acté, a rapporté ce dimanche le patron du PS Olivier Faure sur France Inter, tandis que Jean-Luc Mélenchon a assuré pendant le défilé du 1er-Mai que les deux camps n'étaient plus qu'"à quelques millimètres d'un accord".

Une alliance interviendra-t-elle? "Je n'en sais rien, mais je le souhaite", a commenté Olivie Faure en jugeant qu'aucune divergence ne lui semblait "indépassable".

Fort des 21,95% des voix de son candidat Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l'élection présidentielle, LFI a lancé des discussions bilatérales avec les autres partis de gauche afin de trouver un accord pour les législatives.

"On continuer à discuter de tout"

De son côté, Jean-Luc Mélenchon s'est montré plutôt optimiste, assurant que son parti se trouvait "à quelques millimètres" d'un accord avec les socialistes, lors d'une prise de parole faite place de la République à Paris, lors du défilé du 1er-Mai.

"On fait tout ce qui est en notre pouvoir pour que ça avance", a-t-il déclaré, alors que les communistes ont en revanche quitté la table des négociations.

Les tractations censées s'achever dimanche avec les écologistes d'EELV, le parti communiste (PCF), le PS et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), tous en dessous de 5% lors du scrutin du 10 avril, connaissent des accélérations et des blocages successifs.

"On continue à discuter de tout, du fond de la stratégie, des circonscriptions", a expliqué Olivier Faure: "Si nous avons la prétention de gouverner demain, il faut être d'accord sur le fond et ne pas être dans une tambouille électorale."

La position d'Olivier Faure est contestée par la minorité du PS, qui l'accuse de brader les positions du parti. Son prédécesseur Jean-Christophe Cambadélis évoque ainsi dans une lettre ouverte dimanche des velléités de LFI de "sortir des traités européens", "fonder la VIème République", ramener la retraite à 60 ans et lancer des "dépenses vertigineuses impraticables".

En se disant "un Européen convaincu", Olivier Faure a dit ce dimanche son souhait "que le terme de désobéissance (aux règles communes européennes, ndlr) ne soit pas inscrit dans la plateforme commune". "Nous ne sommes pas des Frexiteurs", a-t-il insisté.

Interrogé sur le projet de LFI de ramener l'âge légal de la retraite à 60 ans, il a estimé qu'une "étape indispensable" serait d'apporter ce changement pendant le quinquennat pour les carrières longues et les métiers pénibles.

Alors que des ténors de la majorité mettent en garde le PS en cas d'accord avec LFI, Jean-Luc Mélenchon a accusé la majorité présidentielle de vouloir faire capoter une alliance à gauche. "Ils ont peur. Ils savent que nous sommes capables de gouverner le pays", a-t-il estimé.

J.D. avec AFP