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Législatives: à Levallois, Patrick Balkany préfère soutenir En marche plutôt que le candidat de droite

Patrick Balkany soutient la candidate d'En marche, plutôt que son opposant, pourtant investi par Les Républicains.

Patrick Balkany soutient la candidate d'En marche, plutôt que son opposant, pourtant investi par Les Républicains. - Patrick Kovarik - AFP

Alors que le candidat qu'il soutenait n'est pas parvenu à se qualifier pour le second tour à Levallois, Patrick Balkany appelle à voter pour la candidate de la République en marche au détriment de celui investi par son propre camp, mais opposant historique dans sa commune.

Au second tour des élections législatives, Patrick Balkany votera En marche. Le maire de Levallois, qui a décidé de ne pas se représenter à l'Assemblée nationale ne veut pas voir Arnaud de Courson, investi par Les Républicains occuper son siège dans la cinquième circonscription des Hauts-de-Seine.

Ce dernier, qui s'est présenté à plusieurs reprises aux municipales face à Patrick Balkany et siège dans l'opposition à Levallois est en ballotage défavorable avec 14,68% des voix contre Céline Calvez pour la République en marche avec 41,69%.

Le candidat soutenu par Patrick Balkany, François-Xavier Bieuville étant éliminé, le maire de Levallois a décidé d'apporter son vote à Céline Calvez. 

"J'étais ravi de lui dire que je préfère la voir elle à l'Assemblée que voir mon opposant depuis 25 ans, qui s'oppose à tout ce qu'on fait à Levallois, élu. Monsieur de Courson, je crois que politiquement, il est mort depuis longtemps", tacle Patrick Balkany sur BFM Paris. 

Balkany "incarne tout ce qu'on ne veut plus en politique"

Ce soutien affiché à la candidate d'En marche fait plutôt sourire Arnaud de Courson qui doute qu'avoir le soutien de Patrick Balkany, poursuivi pour "blanchiment de fraude fiscale aggravé" soit "le meilleur moyen de se faire élire".

"C'est quelqu'un qui incarne tout ce qu'on ne veut plus en politique. Bien sûr qu'il y a des choses formidables qui ont été faites à Levallois et il faudra continuer dans l'avenir. Mais la pratique politique, il faut la faire évoluer et aujourd'hui il incarne tout ce qu'on ne veut plus", insiste Arnaud de Courson.

Le candidat affiche toutefois un important retard, difficile à rattraper d'ici le second tour de l'élection dimanche. 

Carole Blanchard avec William Helle