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La candidate LREM Stéphanie Jannin sera jugée en correctionnelle pour "prise illégale d'intérêt"

Stéphanie Jannin, déléguée à l'urbanisme à Montpellier.

Stéphanie Jannin, déléguée à l'urbanisme à Montpellier. - CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Candidate aux législatives dans l'Hérault, elle est soupçonnée de "prise illégale d'intérêt" après avoir voté des subventions destinées a l'association de son mari ainsi qu'un avenant à un marché pour son ancienne société, en conseil municipal.

C’est un coup dur à deux jours du premier tour des élections législatives. D’après nos confrères du Midi Libre, Stéphanie Jannin, candidate investie par la République en Marche dans la deuxième circonscription de l’Hérault, a reçu une convocation ce vendredi pour une audience le 18 septembre. Elle est soupçonnée de "prise illégale d’intérêt".

Cette adjointe à l’urbanisme pour la ville de Montpellier faisait l’objet d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet après "un signalement par courrier effectué il y a plus d’un an par une association montpelliéraine, les Enfants de la Colline", raconte le Midi Libre. Fin mai, Stéphanie Jannin a été entendue par la division économique et financière du SRPJ de Montpellier pour des faits remontant au 7 mai 2015, date à laquelle elle a voté, lors du conseil municipal, 20.000 euros de subventions destinées aux activités de la Maison de l’Architecte, association alors présidée par son mari.

Vote d'un avenant à un marché pour son ancienne société

Il est également reproché à Stéphanie Jannin d’avoir participé le 25 février 2016 au vote d’un avenant à un marché obtenu par la société RKNL, entreprise pour laquelle elle était salariée avant de devenir élue municipale. "L'avenant porte sur une somme de l'ordre de 70 000 euros" a précisé le procureur de Montpellier. "Nous estimons qu'il existait toujours un lien juridique entre elle et cette société au moment où elle a participé à cette délibération". Stéphanie Jannin risque jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

"Je n'ai qu'une chose à dire dans ce contexte: rien n'oblige le procureur à parler à la presse à quelques heures de la fin de la campagne électorale, pour un jugement qui va avoir lieu le 18 septembre. Bien évidemment, je maintiens ma candidature", a expliqué la candidate LREM au Midi Libre.

P.L