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Législatives

Jordan Bardella dit tout le bien qu'il pense de Stanislas Rigault, président de Génération Z

Le président du Rassemblement national a dressé l'éloge du président de Génération Z et intime d'Éric Zemmour. "Il incarne une nouvelle génération avec qui nous avons vocation à composer", assure le député européen, loin des très fortes tensions actuelles avec Reconquête.

À six semaines des législatives et alors que le Rassemblement national veut présenter des candidats dans toutes les circonscriptions, l'heure est à la recherche des meilleurs profils pour convaincre les électeurs. Si le parti n'a de cesse de repousser la main tendue d'Éric Zemmour qui prône l'union nationale, après sa déception au premier tour, certains de ses proches pourraient être investis sous les couleurs de Marine Le Pen, à l'instar de Stanislas Rigault, le président de Génération Z. Invité de notre antenne ce dimanche, l'actuel président du RN n'a en tout cas pas tari d'éloges envers son jeune homologue.

"Il est extrêmement talentueux, il incarne une nouvelle génération, une nouvelle énergie avec qui on a vocation à composer, à travailler à l'avenir et qui n'a pas eu de propos blessant à notre égard, qui n'a pas été dans une logique de division, de diversion. Il a soutenu Marine Le Pen au second tour après avoir soutenu Éric Zemmour au premier tour. Je pourrais travailler avec lui", juge ainsi Jordan Bardella ce dimanche sur le plateau de BFM Politique.

Le jeune homme, né en 1999, a dirigé pendant toute la campagne la branche jeunes du mouvement Reconquête et a multiplié les plateaux de télévision. Il fut l'un des premiers à croire en la candidature de l'ancien éditorialiste en février 2021 en créant rapidement un compte Twitter pour encourager son candidat à se lancer.

"Pas d'égard pour ceux qui ont passé 8 mois à nous combattre"

Si le patron de Génération Z est donc le bienvenu sur les bancs du RN, il en est tout autrement pour les anciens élus du parti qui ont franchi le Rubicon. Gilbert Collard, Nicolas Bay ou Jérôme Rivière ont quitté le parti il y a plusieurs mois, au grand dam du RN.

"Nous n'aurons pas d'égard pour ceux qui ont passé 8 mois à nous combattre, 8 mois à tout faire pour qu'on ne soit pas qualifié au second tour, quitte à faire qualifier au second tour Jean-Luc Mélenchon et qui reviennent aujourd'hui. Je peux vous assurer que le téléphone sonne beaucoup", lance encore Jordan Bardella.

L'ancienne députée du RN, Marion Maréchal, qui a rejoint Éric Zemmour en mars dernier, a multiplié ces derniers jours les appels du pied à son ancien parti. Sans succès pour l'instant. Marine Le Pen avait d'ailleurs expliqué sur BFMTV quelques jours avant le premier tour que ces départs étaient "des allers sans retour".

Marie-Pierre Bourgeois