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"'Je le vomis", "complètement cinglé": des électeurs répondent à Guaino

Le député LR a dit tout le mal qu’il pensait des habitants de la 2e circonscription de Paris dimanche. BFMTV est allé à leur rencontre.

"A vomir", les électeurs de la 2e circonscription de Paris? C’est l’avis d’Henri Guaino, tel qu’il l’a formulé dimanche soir sur notre antenne, après sa défaite au premier tour des législatives.

Une déclaration évidemment pas du goût des principaux concernés, interrogés au micro de BFMTV.

"Si je le vois dans le quartier, peut-être que je lui dirai que je le vomis", ironise une habitante.

"Je me suis dit 'il est complètement cinglé'. C’est innommable, enfin", s’indigne une autre, avant de se réjouir de la défaite de l’ex-député des Yvelines:

"Ces gens-là sont dégommés, c’est parfait."

"Je dis ce que je pense"

Sur ce LCI lundi, Henri Guaino est revenu sur son coup de sang de la veille. L’ancienne plume de Nicolas Sarkozy, qui a décidé d’arrêter la vie politique, assume sur la forme:

"J’ai décidé d’être maintenant un homme totalement libre. C’est bon, j’ai assez donné à la politique, donc je dis ce que je pense".

Sur le fond, Henri Guaino ne retire pas un mot non plus à ses propos. Et d’épingler à nouveau "ces bobos narcissiques qui vivent entre eux, dans l’égoïsme le plus total" et cette "droite traditionnelle" taxée d’hypocrisie.

"Je répète ce que j’ai dit hier soir: comment peut-on aller à la messe, envoyer ses enfants au catéchisme, faire des leçons de morale puis aller voter pour quelqu’un qui pendant trente ans a triché?", s’est-il interrogé.

Une allusion à François Fillon, député sortant de la circonscription, accusé d'avoir rémunéré son épouse pour des emplois fictifs pendant des années.

Pris à partie dans la rue

Il semble en tout cas que certains des électeurs d’Henri Guaino n’aient pas plus de considération pour lui qu’il n'en a pour eux. Dimanche matin, le député des Yvelines a été copieusement pris à partie par un habitant du 7e arrondissement, comme en témoigne une vidéo publiée sur Twitter par un journaliste de France 24:

G. de V.