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Dupont-Aignan assure que "les voyous n'ont plus peur de la police"

Nicolas Dupont-Aignan jeudi matin sur BFMTV et RMC.

Nicolas Dupont-Aignan jeudi matin sur BFMTV et RMC. - BFMTV

Nicolas Dupont-Aignan, député-maire de Yerres, dans l'Essonne, président de Debout la France et candidat à la présidentielle, est ce jeudi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC.

Invité jeudi matin sur BFMTV et RMC, Nicolas Dupont-Aignan estime que "ça fait des années qu'on alerte" sur "la dégradation gravissime de la situation" des policiers, qu'il est allé rencontrer mercredi au cours d'un de leurs rassemblements, alors que les rangs de la police nationale sont traversés par un mouvement de colère.

"Des policiers qui tombent dans des guet-apens, les agresseurs qui sont relâchés, le manque de moyens. Dans ma circonscription, il y a un portail de commissariat qui est cassé depuis trois mois. C'est ma ville qui offre des voitures au commissariat parce qu'ils n'ont plus de voitures qui fonctionnent", énumère l'élu de l'Essonne. "Des policiers sont gravement attaqués et les juges reportent les jugements, et les agresseurs de policiers sont dans la nature, il n'y pas pas de détention préventive, pas de sanction".

"La peur a changé de camp"

"Aujourd'hui, la peur a changé de camp", tonne-t-il, jugeant que "les voyous n'ont plus peur de la police. Et ce sont les policiers qui ont peur de ne pas rentrer chez eux et d'être en prison le soir. Parce que s'ils font usage de leur arme, ils sont coupables par avance".

Nicolas Dupont-Aignan affirme qu'il existe bien en France des zones de non-droit. "Si la police ne fait rien, vous pouvez entrer. Des quartiers où je vais me promener dans ma circonscription, sont très calmes. Des délinquants notoires me saluent, mais si la police veut mettre une caméra, elle est détruite 150 fois. Si la police veut rentrer, elle est brutalisée, c'est ce qui s'est passé à Viry-Châtillon. Dès que l'Etat veut entrer et mettre fin au trafic de drogue, il est immédiatement repoussé".

"La hiérarchie veut se faire bien voir"

Le candidat à la présidentielle veut mettre fin à l'exécution de "tâches indues" par les policiers. "J'ai proposé le recrutement de 10.000 personnels administratifs pour soulager les commissariats. (...) Le code pénal est tellement compliqué qu'il faut trois policiers pour faire le travail d'un". Nicolas Dupont-Aignan veut ainsi remettre les policiers sur le terrain.

Il affirme aussi que "la hiérarchie ne veut pas écouter et ne veut pas faire remonter la colère des policiers depuis tant d'années, parce qu'elle veut se faire bien voir du ministère (de l'Intérieur, Ndlr). Mais le problème majeur, c'est la justice". Nicolas Dupont-Aignan propose la mise en place de la détention préventive jusqu'au jugement puis des peines planchers pour toute agression de policier, de gendarme, de pompier. Ils souhaite aussi que l'insulte à un policier soit inscrite au casier judiciaire. "Nous sommes le seul pays au monde", affirme-t-il, "où vous pouvez tabasser un policier, et où il ne vous arrive rien".

Alexandre Le Mer