BFMTV

Devoirs, rythmes, classes bilangues: le ministre de l'Education précise ses projets pour la rentrée

Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, alors recteur de l'académie de Créteil, le 11 mars 2009.

Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, alors recteur de l'académie de Créteil, le 11 mars 2009. - Stéphane de Sakutin - AFP

Le ministre de l'Education a précisé vendredi matin les mesures qu'il compte mettre en oeuvre dès la rentrée de septembre.

Jean-Michel Blanquer ouvrait ce vendredi matin le 94e congrès de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (Peep) à Avignon.

L'occasion pour le nouveau ministre de l'Education nationale de faire le point sur les mesures qu'il compte mettre en oeuvre, dont un dispositif pour faire les devoirs à l'école.

"Nous lançons le dispositif 'devoirs faits' dès la rentrée prochaine: l'objectif est que les enfants rentrent chez eux devoirs faits", a-t-il déclaré ce matin.

"Ça signifie que des devoirs, il y en a, mais qu'ils ne sont pas faits pour être faits à la maison mais plutôt dans l'établissement, de façon à créer une forme de tranquillité en famille sur ces sujets, d'amenuiser les inégalités qui peuvent exister entre les familles", a poursuivi l'ancien numéro deux du ministère dont il vient de prendre les rênes.

Jean-Michel Blanquer a promis "de premières applications" dès septembre de ce système, dont les détails et les modalités seront annoncés "bientôt".

"Je vais écouter les acteurs pour affiner ce processus (...) on va s'adapter à chaque cas, par exemple au collège cela peut prendre la forme d'études dirigées de 16H00 à 18H00 le soir dans tous les collèges, et pas seulement en éducation prioritaire".

"Les deux parents travaillant, ça devient de plus en plus difficile pour les familles de faire les devoirs avec leurs enfants", a rappelé Valérie Marty, présidente de la Peep, deuxième fédération de parents d'élèves. "Offrir des devoirs dirigés et encadrés, c'est une bonne chose", a-t-elle jugé sur BFMTV, saluant "une réforme pour lutter contre les inégalités sociales et scolaires".

Egalement pour la rentrée, le ministre a confirmé dans son discours à Avignon un assouplissement des rythmes scolaires, en précisant que "tous les territoires satisfaits" doivent "continuer" à appliquer l'organisation actuelle.

Pas de "loi Blanquer"

Mais les autres municipalités "pourront, si elles sont prêtes, à la rentrée prochaine changer leur dispositif avec le soutien des institutions de l'Éducation nationale", a-t-il déclaré, évoquant des "expérimentations".

Le ministre a profité de ce déplacement pour rappeler son intention de renforcer l'acquisition du vocabulaire en maternelle.

Jean-Michel Blanquer a enfin redit sa volonté de revenir dès la rentrée sur certains aspects de la réforme des collèges, notamment en ce qui concerne "les classes bilangues", dont une partie a été supprimée, "les sections européennes, le latin et le grec".

"Il n'y aura pas de 'Loi Blanquer', j'en serai fier", a de nouveau revendiqué le ministre devant la presse: "Il y aura des évolutions du système, qui ne seront pas verticales". Une déclaration saluée par la présidente de la Peep, qui a estimé sur BFMTV que c'était "une très bonne chose pour le système français".

L.A., avec AFP