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Débat national: Édouard Philippe annonce que des Français seront tirés au sort

Le gouvernement souhaite que des Français tirés au sort participent dans chaque région à des conférences organisées dans le cadre du "grand débat" promis pour répondre à la crise des gilets jaunes, a déclaré ce vendredi le Premier ministre.

Les contours du "grand débat national" se précisent. En déplacement en Haute-Vienne pour rencontrer des salariés et des maires, Edouard Philippe a annoncé que le gouvernement souhaitait que des Français soient tirés au sort pour participer dans chaque région à des conférences organisées dans le cadre de ce fameux débat. "Afin d’être innovants, nous avons pensé qu’il était sage de procéder à la désignation, la sélection, de conférences qui, dans chacune des régions, pourront réunir une centaine de citoyens français tirés au sort, tirés au hasard, qui seront amenés à discuter des résultats de ce débat et à participer d’une certaine façon à ce débat", a déclaré le Premier ministre au micro de BFMTV.

"L’idée, c’est de faire en sorte que, là encore, des Français qui ne sont pas forcément les plus impliqués dans la vie publique, dans le débat public, puissent donner leur avis sur le débat et donner leur avis sur les propositions au niveau régional, au niveau local", a-t-il ajouté.

Un débat "neutre, innovant et complet"

Pour le chef du gouvernement il s’agit donc de faire en sorte que tous les concitoyens s’expriment et débattent de sujets "qui sont essentiels pour la démocratie et pour l’évolution" du pays. "C’est ce à quoi le gouvernement travaille aujourd’hui: que ce débat soit neutre, innovant, complet et qu’il nous permettre de rebâtir quelque chose tous ensemble", a annoncé Edouard Philippe.

À mesure que le mouvement des gilets jaunes s’essouffle et que les évacuations de ronds-points se multiplient, le gouvernement tente d’apporter des réponses concrètes à la colère des gilets jaunes. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les mesures d’urgence décidées par le gouvernement pour répondre à la crise ont été votées à l’Assemblée nationale. À la veille d'un possible sixième samedi de mobilisation en France, l'exécutif et la majorité espèrent que ces mesures d'urgence et la promesse de ce grand débat permettront d'apaiser les esprits.

V.A