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Débat d'entre-deux-tours: Jean-Marie Le Pen estime que sa fille "a manqué de hauteur"

Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen - PASCAL GUYOT / AFP

Jean-Marie Le Pen juge que la candidate du Front national "a manqué de hauteur" et impute cette erreur stratégique à l'entourage de sa fille.

Il n'avait pas débattu avec Jacques Chirac, mais cela n'empêche pas Jean-Marie Le Pen d'avoir un avis sur la performance de sa fille et de son rival lors du duel d'entre-deux-tours de mercredi. 

"J'ai trouvé la première demi-heure assez ennuyeuse et probablement incompréhensible à la grande majorité des téléspectateurs", confie le fondateur du Front national à RTL. "C'était peut-être à l'avantage d'Emmanuel Macron, mais ça n'était pas à celui de Marine Le Pen qui a manqué de hauteur."

"L'entourage" dans le collimateur

Le tacle vise, comme souvent, les lieutenants de Marine Le Pen, et en particulier (sans le citer) Florian Philippot, avec qui le "menhir" entretient une véritable guerre des tranchées. 

"Je pense que c'est son entourage qui l'a conseillée de cette façon", avance Jean-Marie Le Pen, qui ne semble pas adhérer à la stratégie adoptée. "Ils devaient espérer un effondrement ou un écroulement psychologique de la part d'un homme qui n'apparaît pas forcément comme étant très solide."

Ce n'est pas la première fois que le tribun d'extrême droite juge les performances oratoires de sa fille, en atteste cette archive du documentaire Adieu Le Pen de Serge Moati.

Cette fois, cependant, le patriarche n'avait pas été consulté. "Je n'avais pas de conseils à lui donner, donc je n'en ai pas donné. J'espère toujours que mon champion va gagner nettement. Mais si j'étais l'arbitre, je dirai que c'est un match nul", conclut-il.

Pour sa part, Marine Le Pen a jugé sur notre antenne que le débat avait "réveillé les Français". Le débat "a été sévère, il était nécessaire qu'il soit sévère parce que l'enjeu est fondamental". 

Louis Nadau