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Critiques de Montebourg: "une ligne jaune a été franchie" selon l'entourage de Manuel Valls

L'entourage de Manuel Valls estime qu'Arnaud Montebourg a dépassé une "ligne jaune" en critiquant l'action économique du gouvernement.

L'entourage de Manuel Valls estime qu'Arnaud Montebourg a dépassé une "ligne jaune" en critiquant l'action économique du gouvernement. - Bertrand Guay - AFP

Les critiques d'Arnaud Montebourg vont-elles lui coûter sa place au sein du gouvernement? L'entourage de Manuel Valls estime que le ministre de l'Economie a "franchi une ligne jaune" en critiquant ce week-end les orientations économiques de l'exécutif.

La prise de parole d'Arnaud Montebourg a-t-elle été celle de trop? Selon une personne figurant dans l'entourage de Manuel Valls, "le Premier ministre est décidé à agir" après les critiques adressées ce week-end par le ministre de l'Economie à la politique menée par le gouvernement.

"On considère qu'une ligne jaune a été franchie dans la mesure où un ministre de l'Economie ne peut pas s'exprimer dans de telles conditions sur la ligne économique du gouvernement et sur un partenaire européen comme l'Allemagne. Donc le Premier ministre est décidé à agir", a estimé cette source.

Selon nos informations, Manuel Valls est "décidé à agir dans les heures et les jours qui viennent". Néanmoins, aucun réunion ne serait prévue entre Arnaud Montebourg et François Hollande ou Manuel Valls avant le conseil des ministres de mercredi.

Pour l'instant, l'Elysée refuse de réagir, indiquant que le chef de l'Etat prépare actuellement les commémorations des 70 ans de la Libération.

"Dépassé les bornes"

Le député de l'Essonne, Carlos Da Silva, un proche de Manuel Valls, a également estimé dimanche qu'Arnaud Montebourg avait "dépassé les bornes" avec ses attaques contre la politique gouvernementale.

"La position d'Arnaud Montebourg n'est pas tenable. Il est ministre de l'Economie. Il n'est pas là pour lancer des débats mais pour remettre la France sur le chemin de la croissance", a-t-il déclaré.

François Bayrou, le président du MoDem, a lui aussi réagi dimanche: François Hollande est "contraint de réagir", a estimé le maire de Pau sur RTL. "C'est une situation sans précédent depuis très longtemps qui est une situation de décomposition et de désorganisation interne du gouvernement, qui stupéfie tous ceux qui découvrent la violence de ce choc", a-t-il continué.

M. K. avec AFP