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Covid-19: Roselyne Bachelot se fera vacciner "au moment", mais "ne demande de passe-droit"

Lors de l'épidémie de grippe H1N1, en 2009, celle qui était alors ministre de la Santé s'était fait vacciner en public pour "montrer l'exemple". Un choix qu'elle ne veut pas faire à nouveau dans le cadre de la crise actuelle.

En 2009, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot avait décidé de se faire vacciner contre la grippe H1N1 devant les caméras pour "montrer l'exemple". En 2020, désormais ministre de la Culture, cette dernière ne fait pas le même choix.

"Je me fais vacciner en me disant que la ministre de la Santé de l'époque se fasse vacciner est un élément de confiance dans la vaccination. Eh bien, il y a des réseaux complotistes qui ont avancé que je m'étais fait vacciner avec du sérum physiologique et qu'il n'y avait pas la substance active dans l'injection", se remémore la ministre de la rue de Valois, invitée ce vendredi sur BFMTV-RMC.

Partant de ce constat, la docteure en pharmacie de formation a-t-elle déconseillé au gouvernement de faire de même, alors que l'époque a changé et que la défiance vis-à-vis de la vaccination se fait de plus en plus prégnante? "Peut-être", se borne-t-elle à répondre dans un rire.

"Moi ministre, j'ai une responsabilité"

"Ce que je recommande en tout cas, c'est de se faire vacciner et je me ferai vacciner... si je suis dans le public prioritaire. Je ne demande pas de passe-droit, à mon tour je me ferai vacciner au moment", assure Roselyne Bachelot.

"Il faut bien comprendre que dans une vaccination, il y a un aspect individuel de protection et populationnel. La vaccination elle protège soi et elle protège les autres. Il faut toujours avancer sur ses deux jambes dans la vaccination. Donc moi ministre, j'ai une responsabilité non seulement individuelle de me protèger mais une responsabilité collective, je me ferai donc vacciner", estime-t-elle.

Pour mémoire, la stratégie vaccinale du gouvernement a été détaillée le 3 décembre et repose sur un calendrier découpé en trois phases. Le public prioritaire sera les personnes âgées résidant en Ehpad ainsi que les personnels de ces établissements, dès janvier. À partir de février, ce sera le tour des personnes vulnérables. Enfin, au printemps, viendra le tour du grand public.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV