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Covid-19: l'exécutif veut attendre la fin des vacances scolaires pour ajuster les mesures

Le Premier ministre Jean Castex et le président Emmanuel Macron, le 14 juillet 2020 à Paris

Le Premier ministre Jean Castex et le président Emmanuel Macron, le 14 juillet 2020 à Paris - Ludovic Marin

Selon les informations de BFMTV, l'exécutif souhaite attendre la fin des vacances scolaires, le 8 mars, avant un éventuel ajustement des restrictions. Sous réserve que la situation sanitaire ne se dégrade pas d'ici là.

Vers un statu quo? Alors qu'un nouveau Conseil de défense était organisé ce mercredi matin sur la crise sanitaire, certains au sein de l'exécutif s'avancent et estiment qu'il devrait pas y avoir de nouvelles restrictions dans l'immédiat, selon les informations de BFMTV. L'idée serait d'attendre la fin des vacances scolaires le 8 mars, avant de décider de la marche à suivre pour le début du printemps. Sous réserve, évidemment, que la situation sanitaire ne se dégrade pas d'ici là.

"On essaye de tenir la ligne jusqu’à la fin des vacances. Là on voit quand même que ça baisse", se réjouit une source gouvernementale, ajoutant que "le rendez-vous sera pris pour éventuellement adapter les mesures en fonction de la situation sanitaire."

Pour l'heure, les contaminations au Covid-19 semblent se stabiliser, même si elles restent à un niveau élevé. Les hôpitaux sont toujours fortement sollicités, comme insistait une note de la Direction générale de la Santé datée de vendredi et adressée aux établissements et aux Agences régionales de Santé.

Appel à la prudence, la situation sanitaire scrutée

Au sommet de l’État, on insiste cependant: ce scénario du statu quo dépend évidemment de l'évolution de la situation sanitaire et des conséquences la propagation des variants sur le territoire, autour desquels trois questions majeurs se posent, indique un ministre. Sont-ils plus contagieux? Occasionnent-ils des formes plus graves? Ont-ils un impact sur le taux d'incidence?

"On n’a pas la réponse scientifique très claire à ces questions", souligne cette source ministérielle. 

À quand un "desserrement"?

Connaisances sur les variants, campagne vaccinale, nombre de contaminations sont autant de critères qui entrent en jeu pour envisager le quotidien des Français ces prochaines semaines. Malgré tout, certains conseillers sont plutôt optimistes et envisagent même, un allégement des restrictions courant mars:

"Si on est toujours sur cette logique de courbe descendante, le débat va monter dans l’opinion sur un allègement des mesures. Il faudra répondre aux attentes légitimes qui monteront, dans l’opinion et dans les médias, sur un desserrement à minima de l’étau."

"Inévitablement avec la fin des vacances il y aura un débat sur l’acceptabilité et le respect des mesures qui va surgir", poursuit ce conseiller de l'exécutif. "Est ce qu’on rouvrirait les musées? Est ce qu’on dessert l’étau du couvre feu de 18h à 20h?", s'interroge-t-on.

"Trop tôt" pour penser aux allègements

"Mais c'est trop tôt, c'est le sujet d'après les vacances", insiste le même conseiller exécutif. Car au sein de l'exécutif, on multiplie les appels à la prudence, insistant sur le fait qu'on reste sur des cycles de maladie de 15 jours.

Mais déjà, certains estiment qu'Emmanuel Macron, qui a choisi de ne pas reconfiner le pays, sort gagnant de cette période sous tension. "Il a réussi un coup politique qui le conforte dans sa gestion de la crise", souligne un ministre. Un proche du premier ministre décrit comme une réussite la décision de ne pas reconfiner: "15 jours après, les faits lui donnent raison."

Agathe Lambret