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Coronavirus: pour Olivier Véran, la France "n'est pas dans une deuxième vague"

Olivier Véran, ministre de la Santé, lundi 13 juillet à Paris.

Olivier Véran, ministre de la Santé, lundi 13 juillet à Paris. - RAPHAEL LAFARGUE

Le ministre de la Santé appelle toutefois à ne pas relâcher les efforts, afin d'éviter au maximum cette deuxième vague.

La France "n'est pas dans une deuxième vague du coronavirus", mais "il ne faut pas lâcher" les efforts si on veut l'éviter, a assuré ce mercredi le ministre de la Santé Olivier Véran sur LCI.

"Quelques signaux d'alerte"

"On est dans la poursuite d'une épidémie à plus ou moins bas bruit selon les pays et les villes concernées", a expliqué le ministre. "Des clusters émergent, on a quelques signaux d'alerte en provenance de certains hôpitaux avec une tendance à l'augmentation du nombre d'admissions, et nous testons beaucoup plus", a précisé Olivier Véran, notant "une augmentation de la proportion de tests positifs".

"Nous enregistrons un certain nombre de diagnostics chez des patients plus jeunes", a-t-il souligné. "L'épidémie de Covid-19 a fait quatorze nouveaux morts en 24 heures dans les hôpitaux et les établissements médico-sociaux en France, où la circulation du virus reste "soutenue", avait annoncé mardi la Direction générale de la Santé (DGS). Mais le nombre de patients en réanimation continue de baisser.

"On pensait avoir fini et le virus revient"

"C'est par notre comportement collectif et par l'action déterminée des pouvoirs publics que nous éviterons cette deuxième vague. C'est un peu la parabole du rocher de Sisyphe: on pensait avoir fini et le virus revient. Il nous faut un vaccin", a résumé le ministre.

Réagissant à l'explosion de cas à Quiberon (Morbihan), Olivier Véran a souligné qu'on était "au stade du diagnostic" et que "s'il est nécessaire de prendre d'autres mesures, on les prendra". "Nous ne voulons pas arriver à un reconfinement", a souligné le ministre.

"Il y a des gens qui ne respectent pas les règles. C'est quand on se sent invulnérable qu'on prend le plus de risques", a regretté Olivier Véran.

"Il ne faut pas lâcher maintenant"

"Les Français ont vécu des mois extrêmement difficiles, ils ont besoin de prendre du repos, du recul", mais "il ne faut pas lâcher maintenant" les gestes de prévention contre le coronavirus, a prévenu le ministre, qui participe mercredi au dernier conseil des ministres avant la trêve estivale.

"Le travail qui a été fait par les Français qui a permis de sauver tant de vies, doit se poursuivre cet été, même quand on en a marre, même quand on est avec ses amis, sa famille", a souligné le ministre, rappelant qu'il faut porter le masque, "réduire les contacts sociaux, augmenter les distances avec les gens, se laver les mains".

A.S. avec AFP