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Copé accuse Wauquiez d'être responsable des divisions chez Les Républicains

Jean-François Copé le 23 mars 2014 à Meaux. - Kenzo Tribouillard - AFP

Jean-François Copé le 23 mars 2014 à Meaux. - Kenzo Tribouillard - AFP - -

Dans un entretien au journal Le Point, Jean-François Copé torpille la politique du président des Républicains, Laurent Wauquiez.

Pour cette rentrée 2018, les Républicains font bande à part. Chacun organise son retour sur la scène médiatique séparément. Vendredi, Valérie Pécresse organisait le rendez-vous de rentrée de son micro-parti, Libres!, à Brive en Corrèze. Dimanche, ce sera au tour de Laurent Wauquiez au mont Mezenc, en Haute-Loire. Une rentrée dispersée à l'image des divisions qui fragilisent les Républicains depuis plusieurs mois. 

Pour Jean-François Copé, interrogé dans le Point ce samedi, ces dissensions s'expliquent par la politique de Laurent Wauquiez, qui "empêche les débats à l'intérieur de ce qu'il reste des Républicains." Cette rentrée est "le résultat de six mois de décisions prises dans une logique de mise à l'écart, voire d'exclusion", martèle le maire de Meaux. "Cela sonne comme un mauvais bulletin de notes. C'est la sanction de la politique du président des Républicains."

"Notre parti est devenu totalement rabougri et rétréci"

L'ancien président de l'UMP, , qui avait récolté 0,3% des suffrages à la primaire de son parti en 2016, reproche à Laurent Wauquiez son "flirt ostentatoire" avec l'extrême droite. "C'est justement parce que Jacques Chirac a su rassembler que nous avons pu gouverner la France. Pas en dégageant les centristes, en virant les libéraux et en abandonnant le message gaulliste et européen comme le fait Laurent Wauquiez", affirme Jean-François Copé. "L'effet de sa politique, c'est que notre parti est devenu totalement rabougri et rétréci."

Vendredi, Valérie Pécresse a ainsi souhaité se poser comme garante du rassemblement de la droite, avec une ligne plus au centre que celle de Laurent Wauquiez. Faisant allusion au président des Républicains, elle a affirmé vouloir créer une "alternance populaire et non populiste" à Emmanuel Macron. 

Cyrielle Cabot