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Conférence de presse de Hollande : «affligeant» pour le Parti de gauche, «revigorant» pour le PS

A l’Elysée, une télévision diffuse la conférence de presse de François Hollande, ce jeudi.

A l’Elysée, une télévision diffuse la conférence de presse de François Hollande, ce jeudi. - -

Les réactions à la conférence de presse de François Hollande ce jeudi à l’Élysée oscillent entre critiques de la droite et du FN, et satisfaction du côté du PS et du... Medef.

Evidemment, selon leur camp politique, ils l’ont trouvé très bien ou très mauvais. Les réactions à la conférence de presse de François Hollande ce jeudi à l'Elysée n'ont pas tardé. Au premier rang de ses contempteurs, l’UMP. François Hollande est « une nouvelle fois apparu attentiste, indécis, inapte à l'action », a jugé le chef de file des députés UMP Christian Jacob, alors que le chef de l'Etat répondait toujours aux journalistes.
Marine Le Pen non plus n’a pas apprécié la prestation du chef de l’Etat, qualifié de « petit porte-parole » de la Commission européenne. Selon la présidente du Front national, François Hollande « a clairement abdiqué face aux injonctions européennes et allemandes de l'austérité à tout crin ».

« Complaisance vis-à-vis du Medef »

Le réconfort ne viendra pas du Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, pour qui le résultat de cette conférence de presse est « affligeant ». « On n'attendait pas grand-chose de ce discours, mais le résultat est affligeant », a jugé Martine Billard, sa coprésidente. « Les quatre axes de politique économique annoncés sont de philosophie totalement libérale. Dans sa course de complaisance vis-à-vis du Medef, il en est à se vanter d'être meilleur que ne l'a été Nicolas Sarkozy pour ce qui est de la baisse des dépenses publiques et de la casse du droit du travail », ajoute-t-elle.
Le Medef ? Il est effectivement satisfait : « L'engagement résolument européen du président de la République en direction d'un gouvernement économique de la zone euro correspond à la vision que le Medef promeut et dont il a proposé les principes d'action », écrit le patronat dans un communiqué. Quant au centriste et président de l'UDI Jean-Louis Borloo, il salue « l'exercice démocratique », mais trouve François Hollande « en total décalage avec la récession ».

« Un président de combat »

Les socialistes eux, ont apprécié le « président de combat » qui passe « à l’offensive », comme le décrit Harlem Désir. Selon le premier secrétaire du PS, « François Hollande a pris la crise à bras-le-corps » et « les Français ont vu un président totalement mobilisé qui prépare la sortie de la crise et dessine la France de l'après-crise » et qui « applique avec fermeté et sérénité son projet pour la France ». « La première année du quinquennat était une année de réparation de la France, elle a posé les fondements du changement, la deuxième année sera celle de l'espérance et de la force retrouvées pour notre pays », ajoute-t-il.
« Le second souffle du quinquennat, permis grâce au sérieux budgétaire et aux efforts des Français, commence », estime pour sa part Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris et secrétaire national du PS. Jean-Marc Ayrault est lui aussi ressorti « gonflé à bloc » de l’Elysée. « Je ressors plus déterminé que jamais à poursuivre le redressement de la France », a écrit le Premier ministre sur Twitter.

Philippe Gril avec agences