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Christine Boutin a "honte" des anciennes ministres qui dénoncent le harcèlement sexuel

Christine Boutin n'a pas apprécié que d'anciennes ministres dénoncent le sexisme qui règne en politique. L'ex-ministre explique même avoir honte de celles qui ont pris la parole pour que cesse la loi du silence.

Christine Boutin aime être à contre-courant. Cette fois, l'ire de l'ex-candidate à la présidentielle s'est arrêtée sur les 17 anciennes ministres françaises qui co-signent une tribune pour mettre fin à l'omerta sur le sexisme et les agressions sexuelles dans le milieu politique. 

"Marre, vraiment marre"

Trop, c'est trop. Déjà agacée que l'on dénonce publiquement le harcèlement et les agressions sexuelles dont se serait rendu coupable le député EELV Denis Baupin, la conseillère départementale de Rambouillet et présidente d'honneur du Parti Chrétien Démocrate remet le couvert. 

Le 15 mai, elle s'élève contre les femmes politiques qui demandent la fin de la loi du silence dans les partis politiques. Et le 16, elle qualifie même les accusations d'agressions sexuelles de "puritanisme". 

Christine Boutin feint d'ignorer qu'à aucun moment dans leur tribune les 17 anciennes ministres signataires de l'appel n'accusent tous les hommes. Loin de là même, puisque l'essentiel de leur appel consiste à proposer des solutions au problème majeur du sexisme et du harcèlement sexuel. 

Déni à droite

Christine Boutin n'est pas la seule à droite à fermer les yeux sur le problème révélé par l'affaire Baupin. Ainsi, Christian Jacob (LR), Valérie Debord (LR) ou encore Florian Philippot (FN) ont tous trois affirmé que ce genre de comportements n'avaient pas lieu dans leurs parti respectifs. 

Les députés des Républicains oublient un peu vite que Georges Tron, ancien secrétaire d'Etat du gouvernement Fillon, attend d'être renvoyé devant les assises pour plusieurs cas de viols commis dans le cadre de ses fonctions de maire de Draveil.

Paul Aveline