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Castaner met en garde les gilets jaunes qui menacent des députés LaREM

Les gilets jaunes s'attaquent aux élus LaREM. Des menaces de morts, des permanences et un domicile d'élus de la majorité ont été dégradés et des appels à cibler leurs domiciles ont également été partagés sur les réseaux sociaux.

Permanences taguées, élus chahutés sur les barrages, domicile dégradé... Plusieurs députés LaREM ont été directement visés par les gilets jaunes depuis le début du mouvement des gilets jaunes et ne cachent pas leur inquiétude avant la nouvelle journée de mobilisation de samedi.

Des permanences de "marcheurs" ont été dégradées depuis ce week-end ainsi qu'un domicile à ce stade, indique-t-on au groupe LaREM.

"J'ai été frappé de voir les députés inquiets face aux appels à s'en prendre à leurs biens, leur domicile, leur famille", a également commenté le président du groupe LaREM au Sénat, François Patriat. 
"Il doit y avoir le respect de la vie privée. En bas de chez moi, ce n'est pas le lieu pour manifester" a déploré Carole Bureau-Bonnard, députée ciblée par les gilets jaunes. 

"Des cibles intolérables"

La majorité prend la situation très au sérieux. Si ce n'est pas la première fois que les élus LaREM sont ainsi pris pour cible, la virulence de certains "gilets jaunes" semble marquer une escalade inédite. "Je suis allé à leur rencontre samedi mais c'était trop chaud, violent. J'ai laissé tomber", rapporte un député LaREM à l'AFP. 

Bruno Questel, vice-président du groupe, évoque même des "menaces de mort". "Il faut comprendre que certains collègues soient dans une situation de perplexité", a-t-il déclaré jeudi sur BFMTV. "Être bousculé en politique ça arrive, mais des attaques contre nos familles c'est inadmissible" explique aussi la députée Claire O'Petit sur notre antenne.

La tension est telle que Gilles Le Gendre, président du groupe à l'Hémicycle, a alerté mardi le ministre de l'Intérieur, qui a adressé son soutien aux élus ciblés dans un message sur Facebook ce mercredi soir. Christophe Castaner a qualifié d"intolérables" ces "appels à la haine et à la violence", et a appelé les élus menacés à porter plainte. 

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a quant à lui condamné les "menaces" et "actes d'intimidation" des "gilets jaunes" envers des députés de la majorité, appelant le gouvernement à "mobiliser autant que de besoin les forces de sécurité". "Des appels au blocage de députés et de leurs familles, la publication d'adresses personnelles devenant ainsi des cibles d'action sont intolérables", dénonce-t-il dans une déclaration.

"Après des paroles et des actes racistes et homophobes, des pressions verbales et physiques sur nos compatriotes, c'est au tour des représentants de la Nation d'être haineusement menacés, alors qu'ils travaillent chaque jour au service de l'intérêt général", a souligné Richard Ferrand.

Jeanne Bulant