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Cannes: François Hollande félicite Vincent Lindon pour son "message de fraternité"

Le président de la République a félicité Vincent Lindon, Emmanuelle Bercot et Jacques Audiard pour leurs prix remportés à Cannes dimanche. Tous pour des films durs sur la société.

Avec trois prix dont la Palme d’or les Français ont brillé au Festival de Cannes qui s’est achevé dimanche. Dans un communiqué, François Hollande a adressé des félicitations appuyées à Vincent Lindon, vainqueur du Prix d’interprétation masculine dans La loi du marché de Stéphane Brizé.

Dans ce film, l’acteur de 55 ans incarne un chômeur de longue durée embauché comme vigile confronté à un dilemme lorsqu’il lui est demandé d’espionner ses collègues.

Pour le chef de l’Etat, "plus qu’un rôle, c’est un message de fraternité adressé au monde du travail", écrit l’Elysée. Le chef de l'Etat a également félicité Jacques Audiard, Palme d'Or pour Dheepan et Emmanuelle Bercot, Prix d'interprétation féminine dans Mon Roi de Maïwenn.

Sur Twitter, Manuel Valls a aussi félicité l’acteur pour "la force de son interprétation" dans "un film qui parle du monde avec finesse et justesse".

Le cinéma récompensé peint les difficultés sociales

Pourtant malgré les félicitations au sommet de l'Etat, le rôle de Vincent Lindon rappelle durement la situation sociale que connaît la France ces dernières années avec un taux de chômage de 10%. La Loi du marché, le film de Stéphane Brizé illustre également les difficultés auxquelles sont confrontés beaucoup de Français face au chômage de longue durée.

Certains internautes n'ont d'ailleurs pas manqué de relever le paradoxe. "Hollande et Valls se réjouissent" des récompenses reçues par le cinéma français "qui dénonce lui la mauvaise santé du pays", écrit une internaute sur Twitter. "Hollande se réjouit du palmarès de Cannes qui en mettant le chômage à l'honneur reconnaît de ce fait la performance de sa politique", raille un autre sur le réseau social. 

La Palme d'Or, également française qui récompense le film Dheepan de Jacques Audiard peint aussi un portrait sombre de la vie de réfugiés Tamouls dans une banlieue française. Des portraits de la société française, éludés par les politiques dans leurs tweets de félicitation.

C. B