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Bygmalion: les trois anciens cadres de l'UMP mis en examen

L'ex-directrice financière de l'UMP a été mise en examen.

L'ex-directrice financière de l'UMP a été mise en examen. - Thomas Samson - AFP

En garde à vue depuis jeudi dans les locaux de l'office anticorruption de la police judiciaire, Eric Cesari, Fabienne Liadze et Pierre Chassat sont mis en examen pour faux et usage de faux et abus de confiance dans l'affaire Bygmalion.

Les trois anciens cadres de l'UMP en garde à vue depuis jeudi dans l'affaire Bygmalion ont été mis en examen samedi, a-t-on appris de source judiciaire.

Eric Cesari, surnommé "l'oeil de Sarko" à l'UMP, l'ex-directrice des affaires financières du parti, Fabienne Liadze, et son ancien directeur de la communication, Pierre Chassat, sont mis en examen pour les chefs de faux et usage de faux et d'abus de confiance, a ajouté cette source.

Selon nos informations, ils ont été placés sous contrôle judiciaire et ont interdiction de rentrer en contact avec une liste de personnes.

En garde à vue depuis jeudi

Me Benoît Goulesque-Monaux, avocat de Pierre Chassat, a quitté le pôle financier du tribunal de grande instance de Paris peu avant 13 heures sans faire de commentaire.

Auparavant, Me Solange Doumic, conseil de Fabienne Liadze, a assuré devant la presse que sa cliente, n'avait "commis aucune infraction" et "a répondu volontiers à toutes les questions" des enquêteurs. "Fabienne Liadze est mise en examen, c'est normal dans le cadre d'une enquête et elle est contente que l'enquête avance", a ajouté l'avocate.

"Cela fait des mois que son nom a été jeté en pâture dans la presse, elle a été licenciée par l'UMP sur le fondement de ces rumeurs, il est grand temps que la vérité éclate", a-t-elle poursuivi.

Les magistrats et les policiers enquêtent sur ce système de fausses factures qui devait permettre au budget de la campagne de Nicolas Sarkozy de ne pas exploser le plafond autorisé, fixé à 22,5 millions d'euros. Trois autres protagonistes du dossier ont d'ores et déjà été mis en examen mercredi. Il s'agit de trois anciens dirigeants de Bygmalion, la principale société prestataire des meetings sarkozystes.

M. K. avec AFP