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Bellamy répond à la polémique sur ses propos autour de l'IVG

François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux européennes, était l'invité de Ruth Elkrief ce jeudi soir sur notre antenne. Il a dénoncé l'excès qui entoure selon lui la controverse autour de ses propos passés sur le droit à l'avortement.

Il est la tête de liste des Républicains, qu'il vient tout juste de rejoindre, aux européennes, mais en est aussi le membre du mouvement le plus contesté actuellement. François-Xavier Bellamy, par ailleurs professeur de philosophie et adjoint au maire de Versailles, était l'invité de Ruth Elkrief ce jeudi soir sur notre antenne. Il est notamment revenu sur les remarques suscitées par ses positions sur l'IVG et ses propos passés sur le sujet, ou encore sur le Mariage pour tous. Abordant une "polémique surprenante par la disproportion qu’elle a atteinte", il a lancé: "Je ne sais pas si on parle de moi ou de quelqu’un qui ne me ressemble pas".

Il a dans un premier temps évoqué son opposition au Mariage pour tous: "La question du Mariage pour tous a mobilisé toute la droite au moment du débat autour de la loi Taubira mais maintenant on doit parler d’Europe. Evidemment, on ressort des engagements que j’ai pris que j’assume parfaitement."

La réplique à Agnès Buzyn

Il a ensuite voulu citer les réflexions qu'il avait formulées il y a quelques mois sur le droit à l'avortement: "Il y a un peu plus d’un an, lors d’un débat télévisé, j’ai eu l’occasion de dire que je crois que ce serait une bonne chose de penser une politique de prévention plus efficace parce que nous sommes dans un pays où le nombre d’IVG ne baisse pas."

Lors de C Politique, sur France 5, en janvier 2018, il avait ainsi déclaré: "Pourquoi ne pourrait-on pas se mettre tous d’accord pour se dire que ça devrait être un objectif de santé publique en France de faire baisser le nombre d’avortements et que notre politique de prévention aujourd’hui n’y parvient pas?". Il avait ajouté ensuite: "Aujourd’hui, personne en France ne pense qu’il est possible d’abroger la loi Veil." Un an plus tard, sur notre plateau ce jeudi, il s'est agacé: "Ces propos me valent aujourd'hui d’être considéré par Agnès Buzyn, ministre de la Santé, comme quelqu’un qui ne serait pas républicain!", s'est-il agacé. 

Lors d'un entretien accordé à CNEWS ce jeudi, Agnès Buzyn avait commenté ainsi la position confiée à François-Xavier Bellamy par les Républicains: "Je pense qu'il n'y a quasiment plus de barrière aujourd'hui entre cette partie-là des Républicains et le Rassemblement national et je pense que bientôt ils n'auront de républicain que le nom". 

Bellamy dénonce des "fake news"

Sur notre plateau, François-Xavier Bellamy a dénoncé un "excès qui abîme la démocratie" et a contré: "Il n’y a plus de barrière entre les fake news et un tel discours. Où est la rationalité là-dedans?" Il a également posé:

"Je reconnais bien sûr qu’on puisse ne pas être d’accord avec moi, mais ça suppose qu’on vive le désaccord comme autre chose qu’une occasion de réprobation morale. Si nous n’y arrivons pas, je crois que nous allons vers des temps très obscurs pour notre démocratie."
Robin Verner