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Avant la sortie de Joachim Son-Forget, d'autres remarques sexistes en politique

Joachim Son-Forget à l'Assemblée

Joachim Son-Forget à l'Assemblée - JACQUES DEMARTHON / AFP

En début de semaine, le député LaREM des Français à l'étranger s'est fait remarquer après un violent échange avec la sénatrice Esther Benbassa (EELV). Avant lui, d'autres hommes politiques français ont fait parler d'eux pour des propos sexistes. Florilège.

"Avec le pot de maquillage que vous vous mettez sur la tête, vous incarnez plus que jamais ce que vous tentez maladroitement de caricaturer". Lundi 24 décembre, sur Twitter, le député Marcheur Joachim Son-Forget s'en est violemment pris à Esther Benbassa, sénatrice EELV. La raison de ce lynchage? Une réaction de la député écologiste à une déclaration de Brigitte Macron sur les gilets jaunes. Indignés, les internautes ont dénoncé le "harcèlement" de Joachim Son-Forget, ainsi que des propos jugés "sexistes".

Bruits de poule

Mais avant lui, d'autres dans la sphère politique se sont laissés aller à des remarques peu flatteuses. Ce fut notamment le cas pendant un débat sur les retraites à l'Assemblée nationale le 8 octobre 2013. Le député UMP Philippe Le Ray imite le caquetage d'une poule alors que l'élue écologiste Véronique Massonneau est en train d'intervenir à la tribune. Il sera privé d'un quart de son indemnité parlementaire pendant un mois et écope d'un rappel à l'ordre.

Toujours en octobre 2013, le conseiller général UMP de l'Aisne, Bernard Ronsin, fait une sortie remarquée sur la parité, jugeant que c'est une connerie".

"On va forcer les femmes à faire de la politique alors qu'elles n'en ont pas forcément envie. Dans ma profession, j'ai affaire à de plus en plus de femmes. Il y en a de très compétentes, mais elles nous pourrissent la vie. Elles seraient mieux avec des casseroles à faire de la confiture", déclare en ce dernier.

Cette sortie lui vaut le prix de "macho de l'année" décerné par l'association féministe Les Chiennes de garde.

"Mais qui va garder les enfants?"

En 2012, c'est au tour de Cécile Duflot, députée écologiste, d'essuyer des sifflets en pleine Assemblée. La raison de ces exclamations venues des bancs des députés? La député est vêtue d'une robe à fleurs. Quatre ans après elle, Laurent Rossignol, ministre des Droits des femmes est également sifflée et huée dans l'hémicycle. Comble de l'ironie, elle évoquait au même moment les inégalités de salaires entre hommes et femmes.

Avant la désignation du candidat du PS à l'élection présidentielle de 2007, Laurent Fabius aurait dit à propos de sa rivale Ségolène Royal: "Mais qui va garder les enfants?". Cette phrase citée dans la presse et reprise par l'intéressée a plusieurs fois été démentie par Laurent Fabius.

Les "atouts" de Najat Vallaud-Belkacem

Lui aussi aurait mieux fait de tourner sa langue sept fois dans sa bouche... En 2015, le sénateur Jean-François Mayet (LR) estime que féminisation des profession et désertification médicale sont intimement liées. Pour se justifier, il déclare: "75% des nouveaux diplômés sont des femmes. Or nonobstant l'égalité, elles sont quand même là pour faire des enfants".

C'est également à travers un tweet que s'est illustré Franck Keller, conseiller municipal UMP de Neuilly-sur-Seine en 2014. Après la nomination de Najat Vallaud-Belkacem comme ministre de l'Education nationale, ce dernier écrit: "Quels atouts Najat Vallaud-Belkacem a-t-elle utilisés pour convaincre Hollande de la nommer à un grand ministère?". Le tweet, accompagné d'une photo de la ministre en robe, avait particulièrement choqué.

Valentine Arama avec AFP