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Amnistie sociale: le cas Goodyear divise le Parti socialiste

Les affrontements entre forces de l'ordre et ouvriers ont fait des blessés légers.

Les affrontements entre forces de l'ordre et ouvriers ont fait des blessés légers. - -

La décision de Manuel Valls de vouloir sanctionner les syndicalistes chez Goodyear fait tâche à gauche, face au projet de loi sur l'amnistie sociale.

Au Parti socialiste, le malaise est palpable après les propos de Manuel Valls réclamant des sanctions à l'encontre des syndicalistes de Goodyear, suite aux affrontements avec les forces de l'ordre mardi.

En se montrant offensif face aux ouvriers, Manuel Valls a de nouveau mis les pieds dans le plat, lui qui avait déjà exprimé son "scepticisme" à l'égard de la proposition de loi sur l'amnistie sociale. L'aile gauche du PS, qui soutient ardemment ce projet aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, a du mal à digérer ces propos.

"Je pense que Manuel Valls ne devrait pas mettre de l'huile sur le feu. Il devrait s'occuper de sujets plus prioritaires en matière de sécurité, et ne pas oublier de quel côté politique il est", condamne ainsi Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste ce vendredi.

"C'est un message d'impunité"

La droite, en revanche, qui condamne depuis le début ce projet, se sent confortée par les évènements de Goodyear, et enfonce le clou.

"L'amnistie sociale est un message d'impunité. On dit très clairement que la violence sociale peut trouver une excuse. On voit que ce message a été hélas reçu, et je crains que notre pays ne soit confronté à d'autres situations similaires dans les jours et les mois qui viennent", s'indigne Eric Ciotti, député UMP.

Pour l’heure, ni François Hollande ni Jean-Marc Ayrault n'ont donné leur position sur ce sujet.

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Pauline de Saint-Rémy et David Couloume