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Agnès Buzyn: "Tous les services d'urgences ne sont pas en tension"

La ministre de la Santé Agnès Buzyn le 18 juin sur BFMTV

La ministre de la Santé Agnès Buzyn le 18 juin sur BFMTV - BFMTV

Les annonces faites par Agnès Buzyn vendredi ne semblent pas suffisantes pour les grévistes. Le nombre de services des urgences en grève est monté à 121 ce mardi.

Face aux grèves de plusieurs dizaines de services d'urgences, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé vendredi mettre 70 millions d'euros sur la table pour financer des mesures immédiates, notamment des primes. Mais le gouvernement ne semble pas avoir rassuré les grévistes: le nombre de services en grève est passé de 106 vendredi matin (avant annonce) à 121 ce mardi matin.

Interrogée par BFMTV mardi, à la fin de la réunion préparatoire de l'été au ministère de la Santé, Agnès Buzyn a répondu aux critiques ayant suivi l'annonce de ces nouveaux financements, notamment quant au fond de 15 millions d'euros débloqué pour les urgences "sous tension".

L'aide distribuée "au cas par cas"

"15 millions sur 600 services d'urgences c'est une goutte d'eau dans un océan", avait affirmé à l'AFP Patrick Bourdillon de la CGT Santé. Et l'enveloppe du ministère de la Santé représenterait "une personne de plus par jour pendant 60 jours", selon le collectif Inter-urgences lundi.

"Tous les services d'urgences ne sont pas en tension, il y en a qui ont une activité moindre, donc ça ne sera pas étalé sur les 680 services d'urgences français", a expliqué Agnès Buzyn "C'est vraiment au cas par cas pour accompagner les services en difficulté"

La ministre rappelle également avoir ouvert une "mission flash", pour que soient "remontées toutes les propositions qui permettraient de désengorger les urgences".

D'autres journées de mobilisation à venir

"Les propositions de la ministre sont insatisfaisantes au regard de nos revendications", expliquait le collectif Inter-urgences lundi dans un communiqué. Il appelle à deux nouvelles journées de mobilisation les 20 juin et 2 juillet et réclame notamment une prime de 300 euros net, contre les 100 euros proposés par Agnès Buzyn.

"Ce qui compte c'est que nous ayons donné des outils aux directeurs d'établissement et aux agences régionales de santé pour accompagner des établissements qui sont en difficulté", a de son côté souligné la ministre.
Salomé Vincendon