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Affaire Tapie : perquisitions chez Christine Lagarde à Paris

Des perquisitions sont menées mercredi au domicile parisien de la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde dans l'affaire Tapie. /Photo prise le 16 mars 2013/REUTERS/Eric Vidal

Des perquisitions sont menées mercredi au domicile parisien de la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde dans l'affaire Tapie. /Photo prise le 16 mars 2013/REUTERS/Eric Vidal - -

Des perquisitions sont menées ce mercredi au domicile parisien de la directrice générale du FMI Christine Lagarde, dans le cadre de l'affaire Tapie. Ministre de l’Économie en 2007, elle avait choisi de recourir à un arbitrage privé pour mettre fin au litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais.

C’est une des suites de l’affaire Tapie. Des perquisitions sont menées ce mercredi au domicile parisien de la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde. Interrogé par Reuters sur la tenue de perquisitions au domicile parisien de sa cliente, Me Yves Repiquet a répondu : « C'est exact.Ces perquisitions servent à la manifestation de la vérité, cela contribuera à l'exonération de toute responsabilité pénale de ma cliente », a-t-il ajouté.
Une procédure visant Christine Lagarde est ouverte depuis l'été 2011 à la Cour de justice de la République pour « complicité de détournement de fonds publics et de faux ».

400 millions d'euros versés à Tapie

En 2007, alors ministre de l'Economie, elle a choisi de solder par un arbitrage privé un litige judiciaire concernant la revente en 1993, par le Crédit lyonnais, d'Adidas, contrôlé par Bernard Tapie. L'actuelle directrice du FMI a démenti toute malversation et a exclu de démissionner. Le tribunal arbitral, juridiction privée, avait condamné en juillet 2008 le Consortium de réalisation (CDR), structure publique qui gérait le passif du Crédit lyonnais, à verser à l'homme d'affaires 285 millions d'euros d'indemnités(400 millions avec les intérêts).
Le 25 janvier la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, avait réaffirmé que le choix de recourir à un arbitrage pour solder le contentieux qui opposait Bernard Tapie au Crédit lyonnais était « la meilleure solution à l'époque ».

Nombreuses perquisitions dans ce dossier

De nombreuses perquisitions ont été réalisées récemment dans le volet non ministériel de l'affaire instruit par trois juges, notamment au domicile et au bureau de l'ancien secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, de l'homme d'affaires Bernard Tapie et de Stéphane Richard, qui était directeur de cabinet de Christine Lagarde au moment de l'arbitrage.
A la fin janvier, les policiers s'étaient rendus aux cabinets de l'avocat de Bernard Tapie, Me Maurice Lantourne, et à celui de Me Gilles August, un des avocats du CDR. Ils ont également perquisitionné les domiciles des trois juges arbitraux ayant soldé le contentieux, en l'occurrence l'avocat Jean-Denis Bredin, le magistrat à la retraite Pierre Estoup et l'ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud.

P.G avec Reuters