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Affaire Bettencourt : Sarkozy devant la justice jeudi

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Nicolas Sarkozy sera entendu jeudi, à Bordeaux, par le juge Gentil dans le cadre de l'affaire Bettencourt, selon Le Figaro. Le juge cherche à savoir si l'ancien président a bénéficié de fonds illicites de la part de Liliane Bettencourt lors de sa campagne présidentielle de 2007.

Nicolas Sarkozy sera entendu jeudi à Bordeaux dans l'enquête sur la fortune de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt et un éventuel financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007, écrit le site du quotidien Le Figaro. Selon le site d'information Mediapart, l'ancien chef de l'Etat sera entendu en tant que témoin assisté, un statut hybride entre celui de mis en examen et de simple témoin.
Nicolas Sarkozy sera à Londres de mercredi à jeudi, a-t-on déclaré dans son entourage, ce qui n'exclut pas un passage de Nicolas Sarkozy par Bordeaux, jeudi dans la journée, à son retour de Grande-Bretagne. Selon le JDD.fr, l'ex-président donnera une conférence mercredi à Londres.
Le Figaro ne cite pas ses sources mais affirme que « l'entourage » de Nicolas Sarkozy estime que le juge de Bordeaux Jean-Michel Gentil « est déterminé à tout faire pour le mettre en cause ».
Des retraits en espèces sur la fortune de l'héritière visant à financer frauduleusement la campagne de l'ancien président en 2007 sont soupçonnés dans ce dossier conduit par trois juges d'instruction. Le président sortant parle de « ragots » et rejette les accusations.

Un juge « déterminé à tout faire pour mettre en cause » Nicolas Sarkozy

Le juge Jean-Michel Gentil, en charge de l’instruction, a déjà poussé l'enquête dans sa direction, saisissant ses comptes de campagne 2007, des agendas des Bettencourt montrant une possible visite de l'actuel président pendant la période de la campagne 2007, ainsi qu'un journal intime du photographe François-Marie Banier prêtant ces mots à Liliane Bettencourt en 2007 : « De Maistre m'a dit que Sarkozy avait encore demandé de l'argent ».
Des proches de Nicolas Sarkozy ont également déjà été entendus comme témoins à propos notammanent d'éventuelles pressions qui auraient été exercés sur la justice pendant qu'il était à l'Elysée. L'ancien procureur de Nanterre Philippe Courroye, l'avocat de Nicolas Sarkzoy, Thierry Herzog, l'ancien secrétaire général de l'Elysée Xavier Musca et son ex-conseiller pour la justice Patrick Ouart assurent qu'aucune action n'a été menée pour « enterrer » l'affaire.
Les enregistrements de conversations effectués au domicile de Liliane Bettencourt par son majordome de 2009 à 2010 ont montré que l'Elysée pouvait avoir été informé des avancées de l'enquête préliminaire ouverte par le procureur Courroye après la plainte pour abus de faiblesse déposée par la fille de la milliardaire.

La Rédaction