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À quelques heures de l'allocution de Macron, Attal assure que "des décisions ont été actées"

Le porte-parole du gouvernement s'exprimait ce mercredi à la mi-journée, au sortir d'un Conseil de défense sanitaire à l'Élysée ainsi que de l'hebdomadaire Conseil des ministres.

À quelques heures de l'allocution d'Emmanuel Macron, prévue ce mercredi à 20 heures, et d'un probable nouveau renforcement des mesures pour lutter contre la propagation du Covid-19, Gabriel Attal a assuré que "des décisions ont été actées" au cours du Conseil de défense sanitaire qui s'est déroulé en début de matinée à l'Élysée, avant le Conseil des ministres.

"Le président de la République a rappelé que protéger les Français était notre seule ligne depuis l'apparition de cette pandémie. C'est elle qui nous a poussés à prendre des décisions fortes chaque fois que c'était nécessaire", a argué le porte-parole du gouvernement. "Nous freinons l'épidémie autant que nous pouvons", a-t-il poursuivi.

Selon le secrétaire d'État, "le facteur-clé de nos décisions reste la situation de nos hôpitaux. (...) Nous sommes prêts collectivement à déplacer des montagnes, mais une chose est claire: la France ne refusera pas un malade. Le tri des patients n'est pas une option, ce n'est pas une option et ça ne le sera jamais".

Dimanche, une tribune signée par une quarantaine de directeurs médicaux de l'AP-HP dans le Journal du dimanche s'alarmait et déclarait se préparer à trier les patients en raison de la saturation des structures hospitalières.

"Une lumière au bout du tunnel"

Face à la situation épidémique, "le président de la République a aussi rappelé le formidable espoir que constitue la vaccination", a évoqué Gabriel Attal. "Désormais, près de 8.300.000 personnes ont reçu au moins une dose", a-t-il poursuivi, réaffirmant l'objectif de "10 millions de vaccinés dès la mi-avril. (...)

"Nous voyons une lumière au bout du tunnel" avec la vaccination, a poursuivi le porte-parole du gouvernement, estimant que la campagne de vaccination était soumise "à la contrainte du nombre de doses que nous recevons".

"Les choses avancent, rien que cette semaine nous allons recevoir l'équivalent d'un quart des doses que nous avons reçues dans notre pays depuis décembre", a conclu le membre du gouvernement à propos du Covid, au terme d'un point presse "plus court qu'à l'accoutumée" en raison de la prise de parole du chef de l'État ce mercredi, la première allocution officielle élyséenne au sujet du Covid-19 depuis le 24 novembre dernier, au sortir du deuxième confinement.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV