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À Paris, des personnalités de gauche dans un dépôt de bus RATP pour soutenir les grévistes

Deux dépôts de bus de la RATP étaient bloqués ce jeudi matin à 6h30, a indiqué la préfecture de police à BFMTV.

Au 29e jour de mobilisation contre la réforme des retraites, la grève ne faiblit pas. Ce jeudi 2 janvier, deux jours après les vœux d'Emmanuel Macron aux Français, plusieurs personnalités politiques de gauche se sont rendues dans un dépôt de bus de la RATP situé rue Belliard, près de la porte de Clignancourt dans le nord de Paris.

Parmi eux, le prétendant à la mairie de Paris Vikash Dhorasoo, candidat dans le XVIIIe arrondissement pour La France insoumise, le député du parti Éric Coquerel mais aussi l'ancien candidat à la présidentielle Olivier Besancenot. 

Deux dépôts de bus de la régie des transports parisiens étaient bloqués ce jeudi matin à 6h30, a indiqué la préfecture de police à BFMTV.

"J'espère que vous allez gagner, qu'on va gagner", a lancé Vikash Dhorasoo au micro, face aux grévistes du dépôt de bus de la rue Belliard. "Qui a dit que la grève fléchissait?" a tweeté pour sa part l'insoumis Éric Coquerel peu après 7 heures.

Vers une mobilisation plus importante?

"On n'est pas là pour péter des scores, on n'est pas là pour battre des records, mais on est surtout là pour marquer notre détermination", a déclaré Olivier Besancenot au micro de BFMTV, tablant sur une amplification de la mobilisation.

"À partir de lundi, il est probable que les dépôts de raffinerie bloquent en effet la production et s'il n'y a plus de transports, s'il y a plus d'essence, si l'aérien s'y met, si les écoles ferment dès lundi, on va avoir une généralisation de la grève et en quelques jours on pourra balayer ce projet de loi", a poursuivi le porte-parole du NPA, estimant qu'avec ses vœux, Emmanuel Macron "a été plus efficace que nous tous réunis pour remobiliser les troupes, pour faire en sorte qu'il y ait plus de manifestants et de gréviste".
Clarisse Martin