BFMTV

À Marseille, Mélenchon condamne "le mal" de l'antisémitisme, et "toute forme de discrimination"

Jean-Luc Mélenchon place de la République à Paris, ce mardi 19 février.

Jean-Luc Mélenchon place de la République à Paris, ce mardi 19 février. - BFMTV

Ce mardi soir, alors qu'un rassemblement avait lieu place de la République à Paris, Jean-Luc Mélenchon a préféré défiler contre l'antisémitisme dans les rues de Marseille, sa circonscription des Bouches-du-Rhône.

Le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, présent ce mardi soir à un rassemblement contre l'antisémitisme organisé à Marseille, a dit "espérer que (les Français) sortiront plus forts de (s')être rassemblés de cette façon".

"Ce sont des circonstances exceptionnelles qui justifient qu'on se retrouve comme ça", a fait remarquer Jean-Luc Mélenchon, avant d'ajouter: "c'est toujours positif quand le peuple français se mobilise de cette manière-là, pour dire ces choses-là".

"Nécessité d'être le peuple de la liberté et de l'égalité"

Avant un bain de foule de trente minutes dans les rues de Marseille où étaient réunies plusieurs centaines de personnes, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé l'antisémitisme comme toute autre forme de racisme.

"Toute forme de discrimination, de racisme, d'antisémitisme, de sexisme et d'homophobie, incarnent ce que nous pouvons appeler le mal", a condamné le député des Bouches-du-Rhône.

Prudence

Le chef des insoumis est cependant resté "très prudent", appelant à ne pas" faire une utilisation politicienne de ces circonstances. Si on fait tout ça pour insulter les gilets jaunes je ne suis pas d'accord". Il a également rappelé que les personnes coupables de ces récents délits antisémites "n'avaient toujours pas été arrêtés".

"Voilà où nous en sommes, et j'espère que nous nous sortirons plus forts de nous être rassemblés de cette façon. Que les Français seront plus conscients de la nécessité d'être absolument le peuple de la liberté et de l'égalité", a poursuivi le président du groupe LFI à l'Assemblée nationale.

Ces derniers jours, il a été reproché à Jean-Luc Mélenchon son temps de réaction et l'ambiguïté de certains membres de son parti pour condamner les récents actes antisémites répertoriés sur le sol français, notamment à l'agression du philosophe Alain Finkielkraut.

Jeanne Bulant