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A La Rochelle, Martine Aubry dénonce l'«été de honte» de Sarkozy

La France a vécu un "été de honte" à cause du tour de vis sécuritaire de Nicolas Sarkozy, a déclaré Martine Aubry jeudi à son arrivée à La Rochelle, où elle doit assister à l'université d'été du PS qui s'ouvre vendredi. /Photo prise le 26 août 2010/REUTER

La France a vécu un "été de honte" à cause du tour de vis sécuritaire de Nicolas Sarkozy, a déclaré Martine Aubry jeudi à son arrivée à La Rochelle, où elle doit assister à l'université d'été du PS qui s'ouvre vendredi. /Photo prise le 26 août 2010/REUTER - -

LA ROCHELLE, Charente Maritime (Reuters) - La France a vécu un "été de honte" à cause du tour de vis sécuritaire de Nicolas Sarkozy, a dit jeudi...

LA ROCHELLE, Charente Maritime (Reuters) - La France a vécu un "été de honte" à cause du tour de vis sécuritaire de Nicolas Sarkozy, a dit jeudi Martine Aubry.

A son arrivée à La Rochelle, où elle assistera à l'université d'été du PS qui s'ouvre vendredi, le premier secrétaire du Parti socialiste est sortie du silence qu'elle observait depuis que le président français a ordonné fin juillet l'accélération du démantèlement des camps de Roms.

"La France a été abîmée, salie, c'est indigne", a déclaré la maire de Lille. "J'ai eu l'impression d'un été de honte."

Quand Nicolas Sarkozy fait le lien entre délinquance et immigration ou qu'il ordonne l'expulsion des Roms, il "bafoue les valeurs de notre République" et "salit notre pays à l'étranger", a-t-elle insisté devant les journalistes.

La dirigeante du PS s'était contentée jusqu'alors d'un simple communiqué début août pour dénoncer la "dérive antirépublicaine" du gouvernement.

La direction du PS a défendu sa stratégie, estimant qu'il ne fallait pas participer à la surenchère sécuritaire du gouvernement.

"Elle est le chef du principal parti d'opposition, pas la mouche du coche", souligne le secrétaire national Guillaume Bachelay. "Son agenda c'est celui des Français, pas celui de Sarkozy".

Dans son allocution à la fédération socialiste de Charente-Maritime, Martine Aubry s'est félicitée que les Français ne se soient "pas laissé prendre" à la "vaste opération de manipulation" du président de la République.

"Quand on a un échec, on change de politique, on ne cherche pas des boucs émissaires", a-t-elle lancé à l'adresse de l'ancien ministre de l'Intérieur.

Laure Bretton, édité par Yves Clarisse