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2017: pour Valls, "seul le candidat de la gauche lucide" peut battre le FN  

Selon Manuel Valls, une seule candidature "s'impose", celle de François Hollande. Il dénonce ainsi dénonce les multiples aspirations à gauche, dernièrement les anciens ministres Benoît Hamon, Cécile Duflot et Arnaud Montebourg.

Invité ce matin de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV, le Premier ministre, Manuel Valls, a rappelé l'importance d'une gauche unie pour lutter contre l'éventuelle présence du Front National au deuxième tour de la présidentielle 2017.

"L'élection présidentielle va être marquée par le poids croissant du populisme et de l'extrême droite", alerte le Premier ministre. "Aujourd'hui toutes les enquêtes d'opinion mais aussi les résultats des régionales semblent démontrer" l'arrivée du FN au deuxième tour détaille le chef du gouvernement. 

"Le candidat de la gauche lucide"

Selon le dernier sondage Ifop-fiducial de juin 2016, le Front National progresse et atteindrait le deuxième tour avec presque 30% d'intentions de vote. 

Pour le Premier ministre, seul le candidat de la "gauche lucide, celle du gouvernement" devra rassembler l'électorat de gauche, face à une "vie politique française totalement bouleversée si le Front National est au deuxième tour". 

Selon Manuel Valls, une seule candidature "s'impose", celle de François Hollande. Il dénonce ainsi dénonce les multiples aspirations à gauche, dernièrement les anciens ministres Benoît Hamon, Cécile Duflot et Arnaud Montebourg. Ces ministres "ont gouverné mais utilisent des mots outranciers", fustige le locataire de Matignon.

Dans une interview accordée cette semaine à l'Express, le Premier ministre avait estimé que le discours d'Arnaud Montebourg, ancien ministre du Redressement productif, était "daté" et "démagogique". Visant également Benoît Hamon et Cécile Duflot, Manuel Valls s'est interrogé "Pourquoi après avoir été solidaires et participé à l'action gouvernementale, une telle violence dans les mots, qui ne sert ni leur démarche, ni la gauche?". Il avait par ailleurs estimé que la "fracture à gauche est irresponsable".
M.H.