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Violences policières: un policier jugé pour des coups portés à un lycéen

Un policier de 26 ans est poursuivi pour avoir frappé un lycéen.

Un policier de 26 ans est poursuivi pour avoir frappé un lycéen. - Capture Youtube

Un policier de 26 ans comparaît ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits de violence sur un lycéen, lors de la mobilisation contre la loi Travail. La scène avait été filmée et diffusée sur internet.

La vidéo de la scène avait fait le tour du réseaux sociaux. Le 26 mars dernier, en marge d'une manifestation contre la loi Travail dans le 19e arrondissement de Paris, un lycéen de 15 ans entouré de policiers est soudainement frappé par l'un d'eux avant de tomber au sol.

"Il aurait juste pu me mettre les menottes"

Ce jour-là, des élèves bloquent l'entrée du lycée Bergson dans le 19e arrondissement de Paris. L'ambiance est tendue, des poubelles sont brûlées et des policiers sont dépêchés sur place. Provoquant les policiers, des lycéens jettent des oeufs dans leur direction. Les policiers font usage de gaz lacrymogène et poursuivent des lycéens. Dans une autre vidéo, on voit l'adolescent maintenu au sol avec des taches de sang sur le bitume. 

"On s'est mis à courir, je me suis arrêté. Il y en a un qui m'a foncé dessus, avait raconté le lycéen sur BFMTV. Après il m'a frappé à terre. J'étais au sol, il aurait juste pu me mettre les menottes et m'envoyer au poste. Après il m'a dit lève toi et il m'a mis un coup de poing."

Usage "à tort d'une force disproportionnée"

Dans un contexte de tensions en plein mouvement de contestation contre la loi Travail, l'affaire avait fait réagir Bernard Cazeneuve décrivant les images de la vidéo comme "choquantes". La diffusion de la vidéo avait également décidé l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) à ouvrir une enquête, tout comme le parquet de Paris.

Peu après les faits, un policier âgé de 26 ans avait été placé en garde à vue. Devant l'IGPN, le policier s'était défendu, assurant qu'il voulait viser le "plexus" mais avait toutefois reconnu avoir "usé à tort d'une force disproportionnée". Poursuivi pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique, il encourt 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende. 

C. B