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Violences policières présumées: "Ces images m'ont choqué", assure Bernard Cazeneuve

Le ministre de l'Intérieur, en déplacement à Bruxelles dans le cadre d'une réunion à 28 sur la lutte contre le terrorisme, a promis "des sanctions appropriés" si les enquêtes prouvent une faute des CRS.

Des images qui ont crée la polémique. Le ministre de l'Intérieur a réagi avec fermeté après la diffusion d'une vidéo montrant des violences policières présumées contre un jeune lycéen devant un établissement parisien. "Ces images sont choquantes" et "ces images m'ont choqué", a déclaré Bernard Cazeneuve en marge d'une conférence de presse qui s'est tenue à Bruxelles.

"Elles ne correspondent pas à ce qu'est l'idée qu'une immense majorité, pour ne pas dire la quasi-totalité des policiers de France, se font de leurs missions et des conditions dans lesquelles ces missions doivent être exercées", a poursuivi le patron de la place Beauvau.

Sur une vidéo publiée jeudi matin sur le site YouTube, on peut voir deux policiers tenir par le bras un lycéen de 15 ans, avant que l'un d'entre eux lui assène un violent coup de poing au visage. Une scène qui s'est déroulée devant le lycée Henri Bergson, dans le XIXe arrondissement parisien.

"Aucune violence" tolérée

Informé de l'existence de ces images en début d'après-midi, Bernard Cazeneuve a demandé au préfet de police de Paris de saisir l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, pour diligenter une enquête. Dans le même temps, le parquet de Paris a également ouvert une enquête pour "violences volontaires".

"En fonction des résultats (de ces enquêtes, NDLR), des sanctions appropriées seront prises", a promis le ministre de l'Intérieur.

Par ailleurs, Bernard Cazeneuve a dénoncé les "débordements graves" qui se sont déroulés jeudi dans les rue de Paris "en marge des manifestations par de la part d'un certain nombre de manifestants violents". Au total, 10 policiers ont été blessés et 45 personnes interpellées. Et s'il estime que "la jeunesse aspire à exprimer ses revendications", il demande que cela se fasse dans le "calme et l'apaisement". Tout comme "le droit doit être systématiquement respecté".

"Aucune violence, d'où qu'elle vienne, ne peut être tolérée", a-t-il conclu.

Justine Chevalier