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Violences intercommunautaires en Corse: après Sisco, une deuxième rixe sur l'île

Samedi, une altercation a eu lieu, peut-être à cause du port du burkini, sur la plage de Sisco.

Samedi, une altercation a eu lieu, peut-être à cause du port du burkini, sur la plage de Sisco. - Pascal Pochard-Casabianca - AFP

Depuis samedi, les tensions entre communautés se sont accrues en Corse après une violente rixe qui a fait cinq blessés sur une plage de Sisco.

Dans un climat particulièrement tendu après les violences intercommunautaires qui se sont produites samedi à Sisco, en Haute-Corse, une seconde bagarre a eu lieu dimanche après-midi cette fois-ci au pont de Carbuccia, a appris BFMTV, confirmant une information de Corse-Matin. L'altercation s'est déroulée près de la rivière Gravona.

Tout serait parti d'un échange de regards qui a mal tourné entre un groupe de jeunes originaires de l'île et un père de famille d'origine maghrébine vivant en Corse, d'après le procureur de la République d'Ajaccio. Eric Bouillard précise toutefois, qu'à ce stade de l'enquête, "le mobile raciste n'est pas établi". Après l'altercation, les deux parties ont porté plainte réciproquement.

Tous ont été entendus par les enquêteurs mais personne n'a été placé en garde à vue. Le père de famille, qui a eu le nez cassé, évoque des propos racistes. Le jeune, qui serait à l'origine du coup, mineur, porte lui aussi des marques de lutte correspondantes à des traces légères données par un objet coupant.

"On est chez nous"

Depuis samedi, les tensions entre communautés se sont accrues en Corse après une violente rixe qui a fait cinq blessés sur une plage de Sisco. Le parquet de Bastia a ouvert une enquête de flagrance pour "violence en réunion" afin d'établir les motifs de l'altercation entre les membres de trois familles, d'origine maghrébine, et des jeunes de la région qui ont reçu des renforts des proches. Une affaire de burkini pourrait en être la cause.

Plusieurs femmes se baignant avec ce maillot couvrant aurait été prise en photo par des touristes. De quoi attiser les tensions sur la plage. Les hommes de la famille seraient revenus avec des hachettes, selon des témoins. Dimanche, des manifestants ont été reçus à la préfecture de Bastia. A la sorite, la foule a crié "Aux armes, on va monter parce qu'on est chez nous".

J.C. avec Cécile Danré