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Corse: nuit calme après les violences intercommunautaires

Après les rixes qui ont éclaté en Corse, la nuit de dimanche à lundi a été plutôt calme à Bastia. Depuis la bagarre, les élus ont appelé à la retenue.

Les appels au calme des élus corses auraient été entendus. Dans la nuit de dimanche à lundi, aucun incident n'a été constaté à Bastia après les heurts entre les des familles de confession musulmane et des habitants du village de Sisco (Haute-Corse).

La rixe a fait cinq blessés, qui avaient tous quitté l'hôpital dimanche en fin d'après-midi, a précisé le parquet à l'AFP. Aucun des protagoniste n'a encore été entendu par la gendarmerie de Haute-Corse chargée de l'enquête.

Nuit "plutôt calme" à Bastia

Les motivations de la bagarre n'ont pas encore été établies. Mais une jeune fille mineure, témoin des affrontements a indiqué que la rixe avait éclatée alors que plusieurs femmes qui se baignaient en burkini étaient prises en photo par des touristes. Des insultes ont été proférées par un groupe de jeunes gens d'origine maghrébine, selon la jeune témoin.

Lundi matin, l'envoyé spécial de BFMTV a décrit "une nuit plutôt calme à Bastia" alors que les forces de l'ordre "redoutaient un embrasement après que 500 personnes aient manifesté devant la préfecture". 

"On va monter parce qu'on est chez nous"

En fin de matinée, dimanche, les manifestants ont été reçus à la préfecture de Bastia. A la sortie, dans une ambiance très tendue, la foule a crié "aux armes, on va monter parce qu'on est chez nous" et s'est dirigée vers le quartier Lupino, dont les gendarmes mobiles ont bloqué l'entrée.

Peu après les manifestants sont allés jusqu'à l'hôpital où un jeune homme d'origine maghrébine, blessé samedi, était hospitalisé. Des CRS venus en renfort se sont positionnés à proximité et ont fait usage de gaz lacrymogènes après avoir été la cible de projectiles, a constaté une journaliste de l'AFP.

Appels au calme 

De nombreux élus corses, à l'instar du maire de Bastia, ont appelé au calme. Dans un communiqué Pierre Savelli, a déploré les événements de Siscu. Il explique s'être rendu au chevet des blessés pour "les assurer de (s)on soutien". Dans l'attente des résultats de l'enquête, le maire de Bastia appelle "la population à la plus grande retenue". 

"Evitons les anathèmes et les mises à l'index de l'ensemble d'une communauté, qui plus est, dans cette période de tension". 

Pierre Savelli assure avoir reçu des habitants de Siscu. 

Dimanche, Gilles Simeoni, le président du Conseil Exécutif de Corse et Jean-Guy Talamoni ont appelé au calme "et au refus de toute réaction inapropriée".

M.L. avec AFP