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Violences dans les lycées: huit mineurs présentés à la justice, 46 jeunes relâchés

Palais de justice de Bobigny. (Photo d'illustration)

Palais de justice de Bobigny. (Photo d'illustration) - GEOFFROY VAN DER HASSELT - AFP

Le parquet a décidé de la présentation devant la justice de huit mineurs interpellés ce mardi après des heurts près du lycée Suger de Saint-Denis.

Huit mineurs seront présentés ce jeudi à un juge des enfants après les incidents qui ont éclaté ce mardi à Saint-Denis, tandis que 46 autres jeunes, également placés en garde à vue pour ces faits, ont été relâchés ce mercredi, a indiqué le parquet de Bobigny. Les huit mineurs sont soupçonnés de "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique", "attroupement armé" et "rébellion", a précisé le parquet. 

Mardi, en milieu de matinée, des jeunes ont pénétré au lycée tentant d'y mettre le feu. Des fumigènes ont été lancés, de l'essence a été déversée dans les couloirs et des tirs de mortier ont été entendus. L'évacuation de l'établissement a été décidée. Entre 80 et 100 jeunes prennent ensuite la direction du centre-ville, armés de pierres et de barres de fer selon les policiers. Certains ont été pris à partie et du mobilier urbain a été détruit.

Parents en colère

Mardi soir 55 personnes, dont 44 mineurs, ont été placés en garde à vue. Garde à vue qui a été prolongée afin de déterminer les responsabilités de chacun dans ces violences dont les dégâts sont estimés à 70.000 euros. Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France a d'ailleurs annoncé que la région allait porter plainte. Lors d'une visite au lycée Suger, point de départ des violences, elle a été prise à partie par une mère qui déplorait le manque d'informations.

"44 mineurs en garde à vue, ça m'inquiète (...) 48 heures de garde à vue je ne suis pas sûr que ça soit de nature à apaiser, a regretté pour sa part sur BFMTV Laurent Russier, le maire de Saint-Denis. On a l'impression qu'il y a eu une prise un peu large." Mercredi après-midi, l'un de ses adjoint a reçu une trentaine de parents. "C'est une garde à vue abusive (...), rage la mère de deux jeunes filles placées en garde à vue. Ceux qu'on fait les bêtises, ils ne les ont pas eu, ma fille, à 100%, je sais qu'elle n'a rien fait".

R.V. avec AFP