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Violences contre les policiers: une section de la CGT ironise sur le "poulet grillé"

Un policier a été brûlé au troisième degré après avoir reçu un cocktail Molotov lors de la manifestation parisienne du 1er mai.

Un policier a été brûlé au troisième degré après avoir reçu un cocktail Molotov lors de la manifestation parisienne du 1er mai. - Zakaria Abdelkafi - AFP

La branche de la CGT Publicis récidive en publiant un tweet parlant du "poulet grillé" en référence au policier grièvement blessé lundi par un jet de cocktail Molotov lors de la manifestation parisienne du 1er mai.

Un tweet polémique. Au soir de la manifestation qui s'est tenue à Paris pour le 1er mai, au cours de laquelle six policiers ont été blessés, dont un grièvement, la CGT Publicis a publié un message dénonçant les violences qu'auraient commises les forces de l'ordre à l'égard de certains manifestants. La branche Info Com' s'est fendu d'un tweet ironique en parlant de "poulet grillé" pour faire référence au policier grièvement brûlé au visage et à la main.

Les réactions à ce message n'ont pas tardé. "Monstrueux", "minable", "pathétique", honteux"... Du côté des syndicats policiers, on dénonce l'"irresponsabilité" du syndicat. "C'est comme d'habitude, déplore auprès de BFMTV.com Patrice Ribeiro, du syndicat Synergie Officiers. Nous avons à faire à des gens qui ont une connivence intellectuelle avec ces casseurs." 

Et de poursuivre: "Cela contribue à donner de l'élan à ceux qui ont une volonté d'homicide contre les policiers."

La CGT condamne

Du côté de la tête de la CGT, on se désolidarise de la section Publicis, qui regroupe des salariés du groupe. "Le secrétaire général de la CGT ne cautionne pas ces propos", insiste Axel Ronde, de la branche CGT Police Ile-de-France qui déplore sur Twitter "la bêtise humaine". Philippe Martinez, qui a dénoncé un "tweet absolument scandaleux", a condamné avec "la plus grande fermeté les actes de violences et de vandalisme" ainsi que les "atteintes à l'intégrité physique des policiers".

La CGT Publicis s'était déjà fait remarquer avec des affiches pour dénoncer les violences policières lors de rassemblements contre la loi Travail et lors de Nuit Debout. Sur l'une d'elle, on pouvait voir une matraque, un insigne de CRS posés sur un sol maculé de sang avec pour message "La police doit protéger les citoyens et non les frapper!".

Sur un autre visuel, des policiers en train de piétiner une flaque de sang étaient mis en scène avec pour slogan "Stop à la répression!". Alors que les policiers exprimaient leur émoi, le ministre de l'Intérieur de l'époque, Bernard Cazeneuve, avait adressé un courrier à Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT.

Justine Chevalier