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Un quinzaine de militants écologistes bientôt jugés pour avoir volé le portrait de Macron dans des mairies

Un militant écologiste retire le portrait d'Emmanuel Macron au sein de la mairie de Saint-Sébastien-sur-Loire, le 4 mars 2019.

Un militant écologiste retire le portrait d'Emmanuel Macron au sein de la mairie de Saint-Sébastien-sur-Loire, le 4 mars 2019. - LOIC VENANCE - AFP

Membres de l'association Anv-Cop 21, ils entendaient symboliser "le vide" que constitue la politique climatique d'Emmanuel Macron. Ils seront jugés pour vol en réunion.

Ils se présentent comme "des militants climat non-violents". Au moins 14 personnes seront jugées en juin et septembre prochains pour avoir retiré le portrait officiel d'Emmanuel Macron dans une trentaine de mairies à travers la France, d'après une information du Monde que nous a confirmé l'association Anv-Cop21.

"Urgence sociale, où est Macron?"

Les faits se sont déroulés ces dernières semaines dans 26 mairies, de la Loire-Atlantique au Haut-Rhin, en passant par les Pyrénées-Atlantiques. A chaque fois, un petit groupe de militants écologiques s'introduit de façon non-violente dans des mairies afin de retirer la photo du président de la République. La photo est parfois remplacée par une affichette où il est inscrit: "Urgence sociale, où est Macron ?"

Une action que justifie au téléphone Pauline Boyer, la porte-parole de l'association Anv-Cop 21:

"Par le retrait de ces tableaux, nous voulons symboliser le vide de la politique sociale et climatique du président. Nous demandons des actions concrètes du gouvernement dès maintenant pour réorganiser notre société et garantir des conditions de vie digne aujourd'hui et pour les générations futures", nous explique-t-elle.

42 personnes auditionnées

La militante nous raconte avoir été interpellée la semaine passée par la Sûreté départementale et placée en garde à vue à la suite d'une action dans une mairie parisienne. Comme elle, 42 personnes ont été entendues par la police dont 21 sous le régime de la garde à vue. Des auditions qui se sont accompagnées de perquisitions dans 16 cas.

Finalement, 14 personnes sont poursuivies et seront jugées à Strasbourg le 26 juin, à Lyon le 2 septembre et à Paris le 11 septembre pour vol en réunion. Ils encourent jusqu'à sept ans d'emprisonnement et 100.000 euros d'amende. Une peine lourde mais que Pauline Boyer assume: "Il y a vraiment une urgence à intervenir", estime-t-elle.

Esther Paolini