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Un blessé dans les incendies de la "jungle" de Calais

Un Afghan âgé de 16 ans a été légèrement blessé lors de l'explosion d'une bonbonne de gaz dans la "jungle" de Calais. Une trentaine de départs de feu ont été enregistrés depuis mardi.

Un migrant syrien a été légèrement blessé après l'explosions de bouteilles de gaz au sein de la "jungle" de Calais dans l'un des multiples incendies qui se sont produits dans la nuit de mardi à mercredi. Il a été transporté à l'hôpital pour "une blessure aux tympans", a précisé la préfecture du Pas-de-Calais.

Dès le début de soirée mardi, plusieurs incendies ont été allumés au sein du bidonville en cours d'évacuation depuis lundi mais ces derniers se sont "intensifiés entre minuit trente et trois heures du matin, notamment dans la zone des commerces" à l'entrée du camp où se trouvent plusieurs restaurants, a ajouté la préfecture. Au total, une trentaine de départs de feu ont été enregistrés.

Deux bonbonnes de gaz

Au moins deux bonbonnes de gaz ont explosé, obligeant plusieurs personnes du campement à s'éloigner sur la "bande des 100 mètres", une zone franche à l'ouest du camp et en bordure de la rocade portuaire.

Ces incendies ont tous été combattus par les pompiers venus de Calais, Marck-en Calaisis, mais encore de Desvres et de Saint-Omer, accompagnés par des CRS. "Nous avons été caillassés et avons dû intervenir protégés par les forces de police", a expliqué un pompier sur place. 

"Dès 21 heures, des départs de feux malveillants se sont déclarés de part et d'autre de la Lande mais cela a pris une tournure plus sérieuse en seconde partie de nuit", a déclaré Philippe Mignonnet, adjoint au maire de Calais, sur les lieux.

3.242 majeurs ont quitté le camp en bus

Des incendies se sont produits dès le milieu de journée mardi, alors que la destruction des cabanes et abris de la "jungle" désertés par les migrants, signe de la détermination du gouvernement d'en finir avec le plus grand bidonville de France, a débuté dans une partie du campement, qui continuait de se vider.

"Il y a une tradition chez les migrants, c'est quand ils s'en vont, ils font brûler leur tente, leur cabane, a indiqué Fabienne Bucco, la préfète du Pas-de-Calais. On leur a bien dit qu'il ne fallait mieux pas le faire mais il y en a encore quelques-uns qui le font."

En deux jours, 3.242 majeurs ont quitté le camp en bus et 772 mineurs ont été relogés dans les conteneurs du centre d'accueil provisoire selon les ministères de l'Intérieur et du Logement.
Céline Hussonnois-Alaya avec AFP