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Policiers tués à Magnanville: Larossi Abballa inhumé au Maroc

Des policiers à Magnanville, dans les Yvelines, mardi 14 juin, près de la maison où un couple de policiers a été tué  (photo d'illustration)

Des policiers à Magnanville, dans les Yvelines, mardi 14 juin, près de la maison où un couple de policiers a été tué (photo d'illustration) - Matthieu Alexandre - AFP

Sa famille voulait qu'il soit inhumé à Mantes-la-Jolie, finalement Larossi Abballa a été enterré au Maroc. En juin, ce jihadiste a tué un policier et sa compagne à Magnanville.

En France, Mantes-la-Jolie et Magnanville refusaient de l'inhumer dans sa commune. Le jihadiste Larossi Abballa, qui a tué un juin un policier et sa compagne à Magnanville (Yvelines) avant d'être abattu par les policiers du Raid, a finalement été inhumé au cours du week-end au Maroc, a-t-on appris lundi auprès de l'avocat de la famille du jeune homme. Sa tombe, dont le lieu exact n'a pas été précisé, n'a pas été anonymisée.

"Le Maroc a fait preuve d'humanité. L'autorisation d'inhumer a été donnée jeudi, le corps a été transféré vendredi et il a été enterré au cours du week-end", a indiqué Maître Victor Lima. Selon lui, "la famille est apaisée. Ils voulaient en finir, ils peuvent maintenant commencer leur deuil".

La famille poursuit la procédure judiciaire

Le maire de Mantes-la-Jolie avait refusé de l'inhumer dans sa commune, malgré le souhait de la famille. Elle avait présenté une requête devant le tribunal administratif de Versailles mais les juges avaient renvoyé la décision au Conseil d'Etat.

Il doit se prononcer avant fin janvier sur la conformité à la Constitution d'une loi qui oblige les communes à procéder à l'inhumation de ses résidents qui en font la demande. Si le combat judiciaire est désormais devenu purement théorique, la famille Abballa entend le poursuivre "car il a un intérêt juridique", a expliqué son avocat.

La question de l'inhumation des terroristes est régulièrement soulevée depuis la vague d'attaques jihadistes qui sévit en France depuis 2015, les corps des auteurs des attentats étant bien encombrants pour les autorités.

M.L. avec AFP