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Il projetait un attentat au Cap d'Agde parce qu'il n'aime pas "les culs-nus"

Des nudistes dans le Gard en juillet 2012 (image d'illustration)

Des nudistes dans le Gard en juillet 2012 (image d'illustration) - Philippe Desmazes - AFP

Un homme, en prison pour apologie du terrorisme, a été condamné à six mois de détention supplémentaires pour avoir menacé de commettre un attentat contre un camp de nudistes du Cap d'Agde, dans l'Hérault.

Un homme a été condamné à six mois de prison vendredi à Béziers pour avoir voulu commettre un attentat contre des nudistes du Cap d'Agde, dans l'Hérault, au motif qu'il n'aimait pas "les culs-nus", rapporte Midi Libre.

L'homme est un récidiviste. Il est incarcéré depuis le mois d'octobre dernier, condamné à un an de prison pour apologie du terrorisme. Alain C. était le gérant d'un fast-food de Béziers. Il avait fait parler de lui pour avoir proposé des menus "AK47", "M16", "C4" - du nom de cet explosif - ou encore "Grenade". Sur le logo de son enseigne "Toubib burger", la barre du "T" était représentée par un fusil d'assaut.

Soupçonné d'être une connaissance de Mohamed Merah

Selon Midi Libre, l'homme portait à l'époque un tee-shirt sur lequel figurait la chahada, la profession de foi de l'islam, reprise par le groupe terroriste Daesh sur son étendard. Europe 1 assurait que le quadragénaire se promenait avec une cartouchière vide et aurait accroché, entre deux versets du Coran, des répliques d'armes aux murs de son établissement. Sur sa page Facebook, l'individu relayait des vidéos de propagande islamiste.

Lors de son interpellation, les enquêteurs avaient découvert à son domicile un fusil. En garde à vue, le restaurateur avait justifié ses choix litigieux par "un peu de marketing" pour attirer les jeunes. Converti à l'islam, ce Français âgé de 44 ans faisait l'objet d'une fiche S de la DGSI. Il avait déjà été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis, pour la détention de six kilos de cannabis, de deux fusils d'assaut et d'une arme de poing. Il avait à l'époque été soupçonné d'être une connaissance de Mohamed Merah, auteur des tueries de Montauban et Toulouse en 2012.

Un attentat dès sa libération

Dans le cas des nudistes, il a proféré ses menaces en cellule, dénoncé par des codétenus. Alors qu'il devait sortir de prison vendredi, il aurait voulu commettre un attentat dans un camp naturiste dès sa libération. Plusieurs détenus l'accusaient également de prosélytisme, d'appels à la prière trop bruyants et de propos antisémites.

"Je reconnais le tapage, mais je n'ai jamais dit rien d'autre, s'est-il défendu lors de son procès. J'ai pris une leçon au mois d'octobre. J'ai compris. Là, c'est de l'acharnement."

Il a été condamné à six mois de prison supplémentaires. 

C.H.A.