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Terrorisme

Enseignant agressé à Aubervilliers: la sécurité des écoles renforcée depuis les attentats

L'agression à l'arme blanche d'un enseignant d'une école maternelle d'Aubervilliers pose la question de la sécurité des établissements scolaires, alors que les écoles françaises ont été récemment menacées par Daesh. Depuis les attentats de novembre, des mesures de sécurité renforcées sont toujours appliquées.

"Nous allons continuer à renforcer" la sécurité dans les écoles, a indiqué la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, ce lundi matin, depuis l'école Jean Perrin d'Aubervilliers, où un enseignant à été agressé à l'arme blanche en début de matinée, par un individu se revendiquant de Daesh, et toujours en fuite. Les faits se sont déroulés à l'intérieur de l'enceinte de l'établissement, alors que l'enseignant, seul, préparait sa classe.

Une vraie "inquiétude" du corps enseignant

Depuis les attentats de Paris du 13 novembre dernier, et l'instauration de l'Etat d'urgence, le niveau de sécurité a été relevé d'un cran devant les établissements scolaires. Et la tendance a été confirmée par les récentes menaces proférées par les jihadistes de Daesh contre le corps enseignant, dans une de leurs publications.

Ce magazine de propagande, Dar al Islam, a ainsi désigné comme des cibles les écoles et les enseignants des écoles publiques qui apprennent la laïcité aux enfants. "On avait une véritable inquiétude", a réagi sur BFMTV Christian Chevalier, secrétaire général du Syndicat des enseignants UNSA. 

Mesures de sécurité renforcées depuis les attentats

Un mois après les attaques, le niveau "alerte attentats" du plan Vigipirate est maintenu en Ile-de-France (académies de Paris, Créteil et Versailles), et la vigilance renforcée est toujours appliquée sur le reste du territoire. Au quotidien, dans les écoles, cette vigilance maximale se traduit par un contrôle visuel des sacs, une vérification systématique de l'identité des personnes étrangères à l'établissement et des entraînements aux exercices de sécurité.

Parmi ces exercices figurent notamment la mise à l'abri et le confinement, en cas d'intrusion dans l'école. Chaque établissement scolaire est tenu de mettre en pratique ces exercices avant les vacances de Noël, indique le ministère de l'Education nationale sur son site internet

Par ailleurs, le ministère demande d'éviter les attroupements devant les établissements scolaires et le stationnement des véhicules aux abords des écoles est interdit en Ile-de-France. "On ne pourra pas mettre devant chaque école, chaque collège, chaque lycée un car de CRS, ce qui veut dire que les enseignants doivent rentrer dans une sorte de 'culture de la sécurité', il va peut être falloir apprendre à maîtriser des gestes qu'on ne maîtrisait pas", estime Christian Chevalier.