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EN DIRECT - Hommage national aux victimes du terrorisme à Paris

Victimes, proches des victimes et représentants politiques sont réunis aux Invalides, à Paris, ce lundi, pour un hommage national aux victimes du terrorisme.

Une cérémonie à la dimension particulière. Un hommage national aux victimes du terrorisme se tient ce lundi matin dans les jardins de l'Hôtel national des Invalides, à Paris, en présence du président de la République François Hollande et de nombreux membres du gouvernement et acteurs de la vie politique.

Organisée par les associations de victimes depuis 1998, cette cérémonie prend cette année une résonance toute particulière, dans une France marquée par plusieurs attaques terroristes en moins de deux ans. Suivez en direct, le déroulé de la cérémonie, qui a commencé à 9 heures.

>> Ce direct est désormais terminé, merci de l'avoir suivi

10h54 - François Hollande vient de quitter les Invalides

10h40 - "Rien ne sera plus comme avant"

"Rien ne sera plus comme avant, rien ne peut plus être comme avant", estime François Hollande, reconnaissant que "c'est le devoir de l'Etat de répondre à toutes les questions". "Le fonctionnement et les règles du Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme (le système d'indemnisation des victimes, ndlr) seront réformés", annonce par ailleurs le chef de l'Etat. 

10h35 - "Le terrorisme a changé de dimension"

"Le terrorisme a changé de dimension, il nous a déclaré la guerre", lance François Hollande. "Chacun de ces attentats est différent dans l'horreur, mais tous ont les mêmes auteurs et le même but: utiliser l'islam et le déshonorer, semer la peur, atteindre notre démocratie, notre culture".

10h27 - François Hollande prend la parole

"A travers vous, c'est la France toute entière qui a été visé", déclare le président de la République aux proches des victimes qui viennent de s'exprimer. "Il était important que soient entendus les noms, tous les noms, des 230 victimes du terrorisme depuis le 19 septembre 2015".

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10h25 - François Hollande se recueille face à la stèle, alors que retenti la Marseillaise

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10h - Lecture des 230 noms des victimes

Les noms des victimes des attentats de l'année qui s'achève sont lus les uns après les autres à la tribune, tandis que des gerbes de fleurs sont déposées.

9h47 - "Mettre fin de manière définitive à ces actes de barbarie"

La jeune femme a profité de son passage à la tribune pour interpeller François Hollande. "Aujourd'hui je m'adresse directement à vous monsieur le président, mais aussi à vos successeurs, pour ma génération et celles à venir, pour mettre fin de manière définitive à ces actes de barbarie, (...) et que la haine cesse d'être attisée entre les différentes communautés", déclare Yasmine Marzouk. 

9h45 - "Ces barbares n'ont ni loi, ni foi, ni religion"

"Nous sommes une famille de confession musulmane, et il ne faut surtout pas faire d'amalgame car ces barbares n'ont ni loi, ni foi, ni religion", déclare Yasmine Marzouk, les larmes aux yeux. "L'histoire de ma famille, c'est l'histoire de 86 familles niçoises meurtries. Rien ni personne ne pourra atténuer nos peines, à part peut-être le temps", ajoute-t-elle. 

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9h35 - "Je n'aurais jamais pensé devoir rendre hommage à ma ville"

Yasmine Marzouk, rescapée et proche de victimes de l'attentat de Nice du 14 juillet dernier, prend la parole. "Je n'aurais jamais pensé, du haut de mes 21 ans, devoir rendre hommage à ma ville, et encore moins à ma famille", lance-t-elle, très émue.

"On pense souvent que cela n'arrive qu'aux autres, et pourtant, ce 14 juillet 2016, jour de fête nationale, nos vies ont été bouleversées à jamais. Notre si belle Promenade se transforma en l'espace de quelques secondes en scène de guerre. Nous avons perdu des êtres si chers, trois membres de notre famille", témoigne la jeune femme. 

9h30 - Hommage aux victimes de l'attaque de Grand Bassam

Chloé, qui a perdu son père dans l'attentat du 13 mars 2016 à Grand Bassam, en Côte d'Ivoire, prend à son tour la parole. 

9h27 - "Nous sommes des orphelins du coeur" 

Maverick Touati, président de l'association des victimes de l'attaque de Ouagadougou, au Burkina Faso, perpétrée le 15 janvier 2016, dans laquelle il a perdu son père. "Cette sombre soirée comptera plus de 150 blessés, et coûtera la vie à 30 personnes, de 14 nationalités différentes. Parmi elle, notre famille. Nous sommes depuis ce jour des orphelins du coeur", déclare-t-il. 

9h25 - Les victimes des attentats de l'année écoulée se succèdent à la tribune

9h09 - Le père d'une victime évoque "le lien invisible" qui l'unit à toutes les victimes

Georges Saline, père de Lola, tuée au Bataclan le 13 novembre 2015, est le premier à prendre la parole à la tribune. Président de l'association 13-Novembre: fraternité et vérité, il explique être présent ce lundi pour exprimer sa "solidarité et le lien invisible qui l'unit désormais à toutes les victimes du terrorisme".

Et de dénoncer les préjugés à l'égard de la communauté musulmane, attisés par les attaques: "Ils crient le nom d'Allah en commettant leur forfait, et certains de nos compatriotes réclament aussitôt des mesures qui vont affecter les musulmans bien au-delà de cette frange sanguinaire. Ceux-là sont encouragés dans leur peur, leur haine parfois, par des politiciens qui cherchent à récolter des voix, et des pseudos intellectuels qui cherchent à vendre des livres". 

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9h07 - François Hollande arrive aux Invalides

Le président de la République vient d'arriver sur place, et salue les associations de victimes, alors que la pluie commence à tomber sur Paris. 

9h05 - L'hymne international aux victimes est joué

L'hymne international aux victimes du terrorisme est entonné, au violon. 

9h - Le gouvernement est installé

Manuel Valls, ainsi que les membres de son gouvernement, sont installés à la tribune, dans le jardin des Invalides, et attentent le début de la cérémonie. La maire de Paris, Anne Hidalgo, est également présente. Le Premier ministre est assis aux côtés de l'ancien chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy. 

8h20 - "Les victimes ont toujours cette crainte d'être oubliées"

"Le 19 septembre est devenu le rendez-vous pour les victimes, pour se rassembler se souvenir", explique au micro de BFMTV Stéphane Gicquel, secrétaire général de la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs.

"Les victimes ont toujours ce sentiment ou cette crainte d'être oubliées, d'être abandonnées. Je crois que c'est vraiment important de consacrer un temps, une fois par an, pour se souvenir. C'est notamment important pour les Français victimes d'attentats à l'étranger, puisque l'on en parle moins", ajoute-t-il. 

8h - Le fils d'une des victimes de l'attentat de Nice ne se rendra pas à l'hommage

Éric Maman a perdu sa mère le 14 juillet dernier à Nice. En colère contre l'État pour un dispositif de lutte antiterroriste qu'il juge "insuffisant", il n'assistera pas à l'hommage national rendu ce lundi à Paris.

7h45 - Discours de François Hollande en milieu de matinée

Le chef de l'Etat prendra la parole aux alentours de 10h20, pour un discours d'une dizaine de minutes. 

7h40 - Lecture des noms des victimes

Après plusieurs témoignages de victimes et de proches, les noms des victimes seront lus. Une minute de silence sera ensuite observée.

7h35 - Présence de nombreuses personnalités politiques

Outre François Hollande, de nombreux membres du gouvernement et de l'opposition seront présents, notamment l'ancien président Nicolas Sarkozy et l'ancien Premier ministre Alain Juppé, tous deux candidats à la primaire à droite en vue de 2017.

7h30 - La cérémonie commencera à 9h

L'hommage national doit débuter à 9 heures ce lundi matin, dans les jardins de l'Hôtel national des Invalides. 

A.S.