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Charlie Hebdo: le travail rapide des enquêteurs

Les policiers examinent la C3 abandonnée par les auteurs de l'attaque armée au siège de Charlie Hebdo, mercredi.

Les policiers examinent la C3 abandonnée par les auteurs de l'attaque armée au siège de Charlie Hebdo, mercredi. - Dominique Faget - AFP

En quelques heures seulement, la police est parvenue à identifier les noms des  trois suspects dans l'enquête sur l'attaque à la kalachnikov au siège de Charlie Hebdo, perpétré mercredi en plein coeur de Paris. Un travail d'une rapidité exceptionnelle qui a permis plusieurs interpellations et sept gardes à vue.

Un acte barbare, qui nécessite une réponse rapide. L'enquête sur l’attentat dont a été victime mercredi Charlie Hebdo, et qui a coûté la vie à 12 personnes, a permis très vite d'identifier trois suspects. Une dizaine d'heures ont suffit pour interpeller Mourad Hamyd, actuellement en garde à vue. "Il y a plusieurs interpellations cette nuit, il y a des gardes à vue", a précisé jeudi matin le Premier ministre Manuel Valls sur RTL. Parmi les sept personnes placées en garde à vue, des proches des suspects. Sur un avis de recherche diffusé dès mercredi soir, les portraits de deux frères, Saïd et Chérif Kouachi. Tous deux sont suspectés d'êtres les auteurs des assassinats et d'appartenir à une filière jihadiste.

C’est un document d’identité, oublié dans la voiture des fuyards dans le nord-est de Paris, qui a permis aux enquêteurs d’obtenir une première piste. "L’accident dans le XIXe avec une C3 noire n’était pas prévu", explique Dominique Rizet, journaliste spécialiste de la police et de la justice sur BFMTV. "On a retrouvé dans la voiture un document d’identité qui appartenait à Saïd Kouachi. C’est leur seule erreur. Le reste de l’opération a été menée avec beaucoup de sang-froid, ils étaient préparés."

Des traces d'ADN dans la voiture

"Sur les images amateurs diffusées hier, on voit l’un des deux hommes récupérer une basket tombée de la voiture. Sans doute avaient-ils prévu de se changer dans leur fuite", suppose Dominique Rizet, notant les lacunes de l’opération menée par les tueurs.

A Reims, la police scientifique terminait ce jeudi matin la fouille d’un appartement. Pourquoi cette ville ? "Des perquisitions ont été faites en banlieue parisienne qui ont mené vers Reims. On est en train d’identifier un réseau", explique Roger Marion, ancien patron de la police terroriste. Selon le journaliste de BFMTV Dominique Rizet, la police "cherche de l’ADN pour le comparer aux traces ADN trouvées dans la voiture et sur les douilles". Une information qui permettra de savoir si ceux qui étaient dans la C3, à Paris, sont passés par cet appartement rémois.

D'autres perquisitions ont eu lieu à Pantin, au nord-est de Paris, à Strasbourg et à Gennevilliers, en région parisienne. La traque continue.

Aude Deraedt